‹ Les Sonnets de la guerreChapitre 19 sur 74 · SENLIS · texte numérisé non relu

SENLIS

Oui, c'était dans ton cœur, ô royale Cité, Comme un doux battement de celui de la France ; Les pierres du passé, sous leur humble apparence. Composaient le décor de ta fragilité.

Le barbare survint, qu'on croyait indompté : Alors, ce fut ta gloire et ce fut ta souffrance, Pour payer ta rançon et notre délivrance, O Senlis ! tu donnas un peu de ta beauté.

Tu pleurais, cependant que Tinfernale orgie

Blessait comme un acier ton âme d'élégie...

Tout à coup, par-dessus tes vieux murs douloureux,

Répondit un écho qui vint troubler la fête : Le Germain tressaillit et se vengea sur eux D'avoir senti passer l'ombre de la défaite.

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