‹ Les Sonnets de la guerreChapitre 3 sur 74 · LE ROUGE-GORGE · texte numérisé non relu

LE ROUGE-GORGE

Quand ton bec s'efforçait en vain D'arracher le bandeau d'épine, Christ, heureux, marqua ta poitrine D'une goutte du sang divin.

Amour prime tout. — Quand Louvain Puis Reims flambaient, après Malme, Rouge-gorge, ta voix câline Charmait la plaine et le ravin.

Hier, nos soldats, dans leurs tranchées. Acclamaient tes mines penchées, Tes yeux aimants, ton joli nom.

Et dans leur cœur, tout rempli d'elle, Ta petite voix éternelle Dominait le bruit du canon.

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