‹ Les Sonnets de la guerreChapitre 31 sur 74 · INVOCATION A LA VICTOIRE · texte numérisé non relu

INVOCATION A LA VICTOIRE

Toi, dont le nom, depuis quarante-quatre années, Sonnait comme un reproche étonné dans notre air. Toi, dont le nom brûlait, dans leur profonde chair. Nos lèvres à ne plus t'invoquer condamnées,

Vois ! Du rouge sillon des terres piétinées. De la boue et du sang de ce hideux hiver. Printemps sacré vêtu de lumière et de fer, Les générations de nos vengeurs sont nées.

Et l'opprobre n'est plus dont nos fronts ont pâli, Puisqu'elles ont scellé sous la pierre d'oubli, Ces quarante-quatre ans rayés de notre Histoire.

L'aile ouverte, parmi l'aile de nos drapeaux.

Tu nous reviens, muette et farouche, ô Victoire !...

Que ta face est terrible ! et que tes pieds sont beaux l

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