LE TESTAMENT
Schœnbrunn semble dormir dans l'or d'un soir d'été. Des parterres muets un lourd parfum s'exhale ; Sur le bureau massif un parchemm s'étale, Qui du vieil empereur attend la volonté.
L'heure est msidieuse et le maitre est tenté, C'est le dernier tournant de la route fatale : Son aigle y suivra-t-elle une aigle plus brutale?- Vengera-t-il ses morts du Serbe détesté ?
Ses quatre-vingt-quatre ans, si près de rendre compte De tant d'orgueil sans gloire et de revers sans honte, Pèsent à peine au cœur léger du tout-puissant.
Quel beau legs va-t-il faire à ses peuples en joie ? 11 choisit le laurier, signe, et d'un geste noie Son soleil qui se couche en un fleuve de sang.