‹ Les Sonnets de la guerreChapitre 36 sur 74 · CUSTOS, QUID DE NOCTE · texte numérisé non relu

CUSTOS, QUID DE NOCTE

Que dis-tu de la nuit, veilleur, de la nuit noire Où les phares éteints par la guerre ont sombré, Liberté sainte, Amour fraternel. Droit sacré, Science, orgueil déçu, Progrès, mortel déboire?

Veilleur, vois-tu blanchir une aube au promontoire, L heureuse paix sourire au matm empourpré. Et du sang des héros notre sol pénétré Refleurir en moissons que dore la victoire ?

Ah ! plutôt que lever ces voiles pour nos yeux, Prête ton clair regard à nos cœurs ténébreux, Prophète intérieur, ô mystique Lyncée !

Fais surgir, pour dompter le cyclope ennemi. Cet Ulysse éternel en notre âme endormi, La mâle patience, à l'unique pensée.

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