‹ Les Sonnets de la guerreChapitre 42 sur 74 · A MAURICE BARRÉS · texte numérisé non relu

A MAURICE BARRÉS

En ces heures de guerre où l'on marche au canon, La jeunesse t'écoute et te suit ; c'est justice. Il faut un maître ami qui de haut l'avertisse ; A ce devoir d'ainé tu n'as jamais dit non.

Dans la chaîne des temps tu seras le chaînon Qu'aura forgé la Muse aux jours du sacrifice. Ah ! dis-nous en ton cœur quelle fièvre se glisse, Quand ceux qui vont mourir ont acclamé ton nom î

Cette couronne-là manque à d'illustres vies :

Les jeux les plus parfaits de l'art les ont remplies

D'une gloire impuissante à combler leur orgueil ;

Mais toi, quand tu reviens dans ton jardin de Charmes, Aux échos de victoire entends-tu, sur le seuil. Ta strophe qui s'accorde au tumulte des armes?

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