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LE REVEIL

Le voici, de nouveau, qui surgit vers la nue, Le vieux drapeau, mêlant au vent ses trois couleurs. Le drapeau, dont le bleu vaincra le noir des leurs, Dans la rose clarté de l'aube revenue !

Et te voici debout, toi qu'ils ont méconnue !... La Victoire a ses deuils comme l'aube a ses pleurs. Mais, dans ton sein meurtri refoulant tes douleurs, O France, devant eux tu t'es ressouvenue!

A la curée horrible ils venaient sans remord,. . Les lâches avaient pris ton sommeil pour ta mort !... Ils reculent déjà, voyant que tu te lèves!....

Tout peuple libre accourt à ton en triomphant, Sachant que ton seul rêve est beau de tous ses rêves Et que la Liberté du Monde est ton enfant.

(5 août 1914.)

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