‹ Les Sonnets de la guerreChapitre 7 sur 74 · ET LA MURAILLE TENAIT TOUJOURS · texte numérisé non relu

ET LA MURAILLE TENAIT TOUJOURS

De l'Alsace à la Flandre, ô muraille vivante Qu'assiège nuit et jour le fer démolisseur Vous demeurez debout, face à l'envahisseur Et, luttant sans effroi, mourez sans épouvante !

Tenez ferme, tenez ! car l'heure est émouvante ! Il vous faut arracher au brutal ravisseur Nos foyers, nos berceaux et toute la douceur D'un sol que nous aimons d'une amour si fervente.

Et ce sol par les flots de sang qu'il aura bus, Par vos tombeaux creusés en lui par les obus Vous le faites plus nôtre encore, plus « la France ! »

Qu'importe que l'Histoire oublie un jour vos noms Si vous fondez la Paix dessus votre souffrance Et transformez en socs le bronze des canons !

(Novembre 19N,

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