II. — aujourd'hui
Hors d'ici les rêveurs! Travailleurs, à l'ouvrage! On entend vibrer l'air sous le choc des marteaux ; Le ciel bleu disparaît sous un épais nuage : Les usines ont pris la place des châteaux.
L'industrie est maîtresse. — A son vulgaire usage, O fontaine sacrée, on asservit tes eaux! Au laurier séculaire on marque l'étiage; La force du courant se chiffre par chevaux !
O Poète, entends-tu! c'est toi que l'on appelle; On te dit : « Pour rêver trouve d'autres endroits : Les myrtes sont coupés, tu n'iras plus au bois. »
Mais au progrès du jour le Poète est rebelle, Et, malgré les clameurs qui dominent sa voix, Il cherche à réveiller les échos d'autrefois.
J. Qlem.n (L. BfiTHZ;.
3So SONNETS A PETRARQUE ET A LAURE.