‹ Les sonnets de PétrarqueChapitre 103 sur 113 · II. — aujourd'hui · texte numérisé non relu

II. — aujourd'hui

Hors d'ici les rêveurs! Travailleurs, à l'ouvrage! On entend vibrer l'air sous le choc des marteaux ; Le ciel bleu disparaît sous un épais nuage : Les usines ont pris la place des châteaux.

L'industrie est maîtresse. — A son vulgaire usage, O fontaine sacrée, on asservit tes eaux! Au laurier séculaire on marque l'étiage; La force du courant se chiffre par chevaux !

O Poète, entends-tu! c'est toi que l'on appelle; On te dit : « Pour rêver trouve d'autres endroits : Les myrtes sont coupés, tu n'iras plus au bois. »

Mais au progrès du jour le Poète est rebelle, Et, malgré les clameurs qui dominent sa voix, Il cherche à réveiller les échos d'autrefois.

J. Qlem.n (L. BfiTHZ;.

3So SONNETS A PETRARQUE ET A LAURE.

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