TRADUCTION
A François Pétrarque. — Tu n'as pas seulement consacré ton génie à célébrer les chastes beautés de ta Laure, mais tu as chanté encore les gloires et les douleurs de la patrie sur l'immortelle cithare.
Maintenant qu'en est-il de Laure ? La Mort agite ses froides ailes sur celle que tu as aimée. Eteints sont les yeux dont les traits aigus ont percé un jour ton tendre cœur.
Mais vivante est l'Italie que tu plaignais asservie. Mainte-
nant, maîtresse d'elle-même, paisible et forte, elle est unie des Alpes jusqu'à sa limite inférieure.
Regarde! une étoile brillante la guide et, pour te rendre hommage, aujourd'hui associée à la France, elle t'environne le front d'une nouvelle lumière.