‹ Les sonnets de PétrarqueChapitre 108 sur 113 · TRADUCTION · texte numérisé non relu

TRADUCTION

Le Bain. — Pétrarque, à l'ombre des roseaux, — sur le tantôt d'un jour d'été, — découvre Laure qui se baigne, — plus resplendissante que le ruisseau.

Surprise, sa pudeur se plaint, — et son cœur jette un cri vers Dieu ; — mais, femme, elle trouve la malice — de cacher son corps tentateur.

Elle frappe l'eau, la fait jaillir — et tisse ainsi un rideau bleu — et blanc, qui monte dans les airs ;

D'un voile de perles environne — et ses beaux nus et sa vertu — comme dans les plis d'une robe.

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