MONTHOLON
«r Longwocd, 30 janvier 1821. »
Le 31 janvier, le docteur Antomarchi m'a écrit qu'il désirait son retour en Europe, qu'il sentait à regret son impuissance pour acquérir la confiance de l'Empereur.
L'Empereur m'a dicté cette nuit ma réponse à la lettre d'Antomarchi. Elle est bien dure. La voici :
«Monsieur, l'Empereur, prenant en considération le désir que vous me manifestez, dans votre lettre du 31 janvier dernier, d'opérer votre retour en Europe, vous autorise à vous adresser à l'officier anglais commandant à Sainte-Hélène pour qu'il vous facilite votre traversée,
«S'il était possible qu'il vous plaçât sur le même bâtiment que l'abbé Buonavita, votre assistance serait d'une grande utilité à ce vieillard moribond pour les accidents qui pourraient lui advenir dans un si long voyage.
«Depuis quinze mois que vous êtes dans ce pays, vous n'avez donné à Sa Majesté aucune confiance dans votre caractère moral ; vous ne pouvez lui être d'aucune utilité dans sa maladie, et votre séjour ici quelques mois de plus serait sans objet.
<^Jai l'honneur d'être, etc., etc.
c MONTHOLON. >
La maigreur fait des progrès si rapides, que les rapports de l'officier d'ordonnance ont donné une inquiétude réelle à sir Hudson Lowe ; du moins il m'a paru sincère dans l'insistance qu'il a mise vis-à-vis de moi pour que l'Empereur consentît à faire appeler en consultation un médecin anglais de l'armée ou de la marine, et même que l'un d'eux fût attaché à son service personnel. J'ai évité l'aigreur dans mes réponses, et j'ai réussi à le battre en remettant sous ses yeux la note que je lui ai adressée dans le temps pour lui faire connaître sous quelles conditions l'Empereur consentait à recevoir les soins d'un médecin anglais.
I" mars. Le docteur Arnott, du 20^ régiment,
est venu me voir. Sir Hudson Lowe lui a évidemment parlé, car il m'a dit: «Je ne sais quelle est ma destinée; mais si jamais j'avais l'honneur d'être reçu par l'Empereur, je puis vous donner ma parole d'honneur que je me conduirais comme un vieux soldat qui n'a jamais connu d'autre guide que l'honneur. »
J'en ai rendu compte à l'Empereur, qui s'est rappelé l'avoir vu chez moi quand j'étais malade et lui avoir trouvé la figure et les manières d'un honnête homme. Il a ajouté; «V^raiment, si je me sentais très mal, et qu'il me fallût décidément renvoyer ce jeune homme, j'aimerais mieux lui qu'un autre. »
Le départ de Buonavita est décidé ; mais je crains bien qu'il ne soit pas le seul. Que de choses incompréhensibles dans ce monde ! Le mal du pays gagne décidément notre petite colonie. L'Empereur le sait et veut que je laisse couler l'eau ; cependant je vois bien que tout cela l'affecte. D'un autre côté. Marchand est souffrant, et Noverraz vient de tomber malade.
Le Repuise nous a apporté plusieurs lettres, dont une du général Gourgaud qui a donné de l'humeur à l'Empereur. Gourgaud n'obtient rien, quoi qu'il
fasse; et quand j'ai voulu combattre l'impressiorx injuste produite par sa lettre, l'Empereur m'a dit: «Vous ne savez donc pas qu'avec les princes il faut réussir pour plaire, et qu'en règle générale ils n'aiment que les gens qui leur sont utiles et seulement pendant qu'ils le sont. C'est d'ailleurs tout simple : ils sont tenus, par leur position, si loin de toutes choses, depuis leurs premières impressions, qu'ils s'accoutument à ne voir dans l'homme que l'instrument de leur volonté, et de même qu'un cheval usé ou un vieil habit est abandonné, l'homme qui sert mal ou dont le service n'est plus utile est délaissé. Le vivant inutile est, pour les princes, ce que le mort est pour le commun des mortels. Sachez bien aussi que les rois ne s'attachent qu'en raison des bienfaits dont ils comblent, et jamais en raison des services qu'on leur rend ; et cela, parce que, dans le premier cas, ils aiment leur création, et que, dans le second, leur amour-propre se révolte à la pensée qu'ils sont les obligés : car c'est toujours se placer en infériorité que de se reconnaître l'obligé de quelqu'un. »
L'arrivée de deux bâtiments de l'Inde a été pour Hudson Lowe l'occasion d'écrire au grand
maréchal que l'un d'eux était le Waterloo, dont Mme Bertrand connaît le capitaine.
Il semble réellement que l'isolement de l'Empereur soit une idée fixe de la haine de cet homme, et que saisir ou provoquer toutes les occasions de décider l'un de nous à le quitter soit une jouissance à laquelle il ne puisse résister.
16 mars. L'Empereur a été fort souffrant aujourd'hui. Il n'a rien pris de la journée que des infusions de feuilles d'oranger, et, contre son habitude, il s'est couché vers cinq heures. Sir Hudson Lowe m'a envoyé deux caisses de livres et de journaux.
Ce que j'ai appris de la visite du capitaine du Waterloo chez le grand maréchal m'a décidé à avoir une explication sérieuse et tout amicale, dont le succès m'a donné un moment de joie au milieu des tristes préoccupations que me cause l'état de l'Empereur.
J'ai dit à Bertrand toute mon inquiétude et ma conviction de l'inexpérience d'Antomarchi, qui, malgré tout ce que je lui dis de mes observations de jour et de nuit, persiste à sourire quand je lui parle du coup de canif, et regarde tous ces
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symptômes de désordres internes comme le simple effet du manque d'un exercice suffisant.
«Vous croyez, lui ai-je ajouté, en voyant sa persistance à croire qu'il pouvait s'absenter pour mener ses enfants en Europe, qu'en vous parlant ainsi, je joue le jeu d'un intérêt politique, et que l'Empereur se sert de moi pour exagérer à vousmême la gravité de sa maladie ; mais vous oubliez donc que je vous prêche contre mon intérêt personnel, ou vous me croyez assez bête pour ne pas comprendre le rôle que vous m'auriez légué si l'Empereur mourait pendant que vous seriez en Europe ou en mer, fût-ce même à dix lieues de Sainte-Hélène. Lisez mieux dans mon cœur. C'est mon dévouement à l'Empereur, c'est le mal que lui fera votre départ, c'est la conviction de la maladie qui le ronge^ qui me font oublier mon propre intérêt, et vous parler comme je le fais ; c'est aussi mon respect pour votre vénérable caractère.
— Je vais chez l'Empereur, m'a répondu le grand maréchal en m 'interrompant. Espérons que vous le trouverez bien quand vous le verrez. »
Effectivement, l'Empereur était tout autre quand je l'ai revu à onze heures du soir. Il m*a raconté
la conversation qu'il avait eue avec Bertrand. Il en était tout heureux: et après s'être longtemps promené dans les appartements, il a demandé son dîner.
La maladie a marché si rapidement à dater de cette crise, que je vais me borner à copier jour par jour mo.: journal de Longwood.
18 mars. La nuit a été bonne et s'est passée en alternatives de travail et de causeries. Antomarchi, que j'ai fait entrer avant de quitter l'Empereur, ce matin à six heures, n'a trouvé dans le pouls aucun indice de la crise d'hier. Il n'a compté avec la montre que soixante-trois pulsations, ce qui est l'état normal observé par O'Meara et par lui. Cet après-midi, l'Empereur a fait, à quatre heures, un tour de promenade. Il a dîné sans appétit, et, sur le conseil d'Antomarchi, il a essayé d'un verre de vin de Porto.
19 mars. La nuit a été assez bonne; cependant, ni travail, ni causeries. La plus grande partie s'est passée en promenade dans le salon, ou en repos sur un sofa, en échangeant quelques mots sans suite sur des amours de jeunesse. Le ma-
laise s'est manifesté de nouveau à quatre heures et demie du soir, au début de la promenade. Nous avions à peine fait quelques pas dans le jardin pour gagner la calèche, quand les vomissements ont commencé. J'ai vite rapporté, plutôt que ramené, l'Empereur dans sa cham.bre ; car à peine s'il pouvait se tenir sur ses jambes, tant il souffrait, me disait-il, à deux pouces sous le sein droit, toujours son coup de canif. La fatalité a voulu qu'Antomarchi fût encore absent de Longwood. Il est impossible de lui faire comprendre la gravité de l'état de l'Empereur. Il est dominé par la conviction que tout ce que nous lui disons, l'Empereur ou moi, à cet égard, est un jeu politique pour amener le gouvernement anglais à nous rappeler en Europe.
20 mars, à six heures. L'Empereur était calme et s'est endorrai. Le malaise s'étant manifesté à plusieurs reprises dans la nuit, je voulais faire appeler le docteur Antomarchi, que je savais de retour à Longwood ; mais l'Empereur s'y est refusé avec humeur, et n'a consenti qu'à l'heure ordinaire. Lorsqu 'Antomarchi est entré et lui a tâté les pouls, la crise était finie. « La pulsation est
dans l'état normal,» a-t-il dit, avec un sourire d'incrédulité au récit que je lui avais fait de ce que j'avais observé pendant la veille et pendant la nuit. L'Empereur l'a remarqué.
2 1 mars. L'Empereur a travaillé cette nuit, et je n'ai rien vu dans son attitude qui rappelât son mal. Il était presque gai. Sa dictée l'avait ramené aux souvenirs de Varsovie et de Mme Walewska. Il a ri de bon cœur en se rappelant le bal dans lequel il la vit pour la première fois, mais qui fut pour le général Bertrand et Louis de Périgord, aide de camp du prince de Neufchâtel, la cause, inexplicable pour eux, des missions dont ils se trouvèrent chargés au bruit des violons. « Ils ne se doutaient pas, me disait-il, que je m'occupasse de Mme Walewslca, et tous deux voltigeaient à l'envi autour d^elle. Plusieurs fois je les trouvai sur mon chemin, surtout Louis de Périgord. Cela finit par m'ennuyer, et je dis â Berthier de le faire partir de suite pour avoir des nouvelles du 6^ corps, qui était sur la Passarge. Je pensais que Bertrand serait plus clairvoyant. Mais les beaux yeux de Mme Walewska l'éblouissaient. Il ne la quittait pas; et, pendant
le souper, il s'était appuyé sur le dos de sa chaise, de manière que ses aiguillettes se promenaient sur la belle peau blanche et rose des épaules que j'admirais. Impatienté à l'excès, je lui touchai le bras en l'appelant et l'entraînai dans l'embrasure d'une fenêtre, où je lui donnai ordre de partir pour le quartier général du prince Jérôme, et de me faire, sans perdre une heure, son rapport sur l'état des travaux du siège de Breslau. Le pauvre diable n'était pas parti, que je regrettai mon mouvement d'humeur, et, sans aucun doute, je l'aurais fait rappeler, si je n'avais pensé au même instant que sa présence auprès de Jérôme me serait utile. »
J'avais, heureusement, eu soin de recommander à Antomarchi de rester à Longwood, car entre quatre et cinq heures de l'après-midi, le malaise a recommencé, et les vomissements noirs ont suivi de près. Cette fois, Antomarchi, appelé aussitôt, a reconnu la gravité du mal, et a dit qu'il y avait accès de fièvre. De ce moment, il a changé d'avis sur les causes des crises du 17 et du 19, et a déclaré qu'il y avait symptômes incontestables d'une gastrite. Il faut, dans son opinion, avoir recours au traitement indiqué par le docteur Alibert.
L'Empereur a voulu lire les symptômes indiqués par ce médecin célèbre et le traitement qu'il conseille, et après l'avoir lu dans le livre qu'Antomarchi a été lui chercher, il a consenti à prendre, dès demain, de la limonade émétisée.
22 mars. Mauvaise nuit, malaise continu jusqu'à deux heures du matin, mauvaise humeur, refus de me laisser appeler Antomarchi. A quatre heures, calme et sommeil jusqu'à dix heures.
Antomarchi est entré au réveil de l'Empereur et lui a apporté une carafe de limonade préparée par lui, en l'engageant à en prendre un verre d'heure en heure, l'assurant qu'il en éprouverait un grand bien. Mais à peine l'Empereur en avaitil bu un verre depuis une demi-heure, qu'il fit d'effroyables efforts pour vomir et se roula par terre en gémissant. «L'effet a été trop fort, me dit le docteur Antomarchi ; mais c'est le remède nécessaire, et il faut à tout prix qu'il soit continué. » Cependant, l'Empereur ne voulut entendre à rien ; il revint à sa propre médecine, but un grand verre d'eau de fleur d'oranger, et fut assez calme le reste de la journée ; le soir, il mangea.
23 mars. La nuit a été assez bonne. L'Empe-
reur a voulu travailler. Il a revu ses notes sur ses dernières guerres.
Se trouvant moins bien ce matin, il a consenti à boire de la limonade au lieu d'orgeat qu'il avait demandé, mais à condition qu'il n'y aurait pas d'émétique et que ce serait purement et simplement de la limonade cuite, conmie celle qu'il buvait d'habitude. Ne se fiant pas, néanmoins, à Antomarchi, il a fait appeler le maître d'hôtel Piron, et lui a même donné ses ordres. Tout confiant alors, il allait boire un verre de cette limonade, quand, arrêtant le verre contre ses lèvres, il m'a dit : « Mais il me semble que je sens une odeur extraordinaire. Êtes-vous bien sûr qu'on n'a rien mêlé à cette limonade ?
— J'en suis convaincu, ai-je répondu; mais le mieux est de m'en assurer. Que Votre Majesté n'en boive pas. Je vais en boire ; nous verrons bien. »
Il me donna son verre, et je bus.
Dix minutes après, le mal de mer m'a pris, et je n'ai eu que le temps de gagner ma chambre. L'Empereur a été furieux de ce qu'on se fût j)ermis de le tromper ainsi. Il a traité le pauvre Antomarchi d'assassin et lui a déclaré qu'il ne
le verrait plus. Heureusement qu'une caisse de livres arrivée d'Europe a fait diversion à cette humeur ; car je ne doute pas que l'irritation morale n'eût fini par réagir sur celle de l'estomac et par aggraver les douleurs. Je dois dire, à cette occasion, que l'Empereur n'a jamais rien bu ni mangé pendant son séjour à Longwood qui n'ait été essayé par quelqu'un de sa maison. La desserte de sa table était mangée par ses valets de chambre Je déjeunais et dînais tous les jours avec lui, et constamment je buvais, dans la nuit, du breuvage préparé pour sa nuit, et qui, le plus souvent, était de la limonade ou de l'orgeat. Un empoisonnement eût été impossible sans qu'un de nous en ressentît les effets.
Je dirai plus encore. Quand une odeur quelconque frappait son odorat d'une manière extraordinaire au moment où il approchait quelque chose de ses lèvres, il s'arrêtait et me disait : « Goûtez donc. Je ne connais pas cette odeur-là. » Et ce n'était que sur mon assurance que je ne trouvais rien d'extraordinaire dans le goût de ce que je venais de boire ou de manger ainsi, au'il en prenait.
« On est arrivé, me disait-il souvent, à rivaliser
d'habileté avec le temps de Catherine de Médicis. J'ai manqué d'être empoisonné dix fois pK)ur une.» Et toujours il me citait les dangers qu'il avait courus dès les premiers temps du Consulat. Il sortait de table avec l'Impératrice et deux ou trois personnes de son service, quand, voulant prendre sa tabatière dans sa poche, il l'aperçut sur le coin de la cheminée du salon dans lequel il entrait. Déjà il l'avait prise, et allait l'ouvrir pour la porter à son nez, quand son étoile le fit s'asseoir et sentir sa tabatière dans une de ses poches. Sa surprise fut remarquée. La tabatière fournit l'objet d'un examen chimique. Celle trouvée sur la cheminée contenait du tabac empoisonné. Cependant, personne moins que l'Empereur ne prenait de précautions contre de semblables dangers, et personne plus que lui ne croyait à la destinée plus puissante que la volonté de l'homme. «Notre heure dernière est écrite là-haut, » me disait-il souvent.
25 mars. La nuit a été agitée; toujours le coup de canif. Plusieurs fois l'Empereur est sorti de son lit pour se promener dans son salon ; il aurait voulu pouvoir oublier son mal et faisait effort
sur lui-même pour causer et s'étourdir par des souvenirs. Ce matin il est abattu. La journée s'est passée sans vomissernents.
26 mars. Rien de changé dans l'état de l'Empereur. Les bains, la diète et l'orgeat lui donnent évidemment quelque calme dans la marche de la maladie, mais ses forces diminuent sensiblement ; la tête seule reste pleine de vie, et s'il avait l'habitude de dicter autrement qu'en marchant, ses nuits se passeraient à me faire écrire ; mais dès que sa pensée travaille, il se lève, et bientôt après la fatigue du corps le force à se remettre au lit.
27 mars. La nuit et la journée ont été sans crise, mais un malaise continu, dégoût de tout, nausées fréquentes. Cependant l'Empereur a consenti à prendre l'air quelques instants en s'appuyant sur mes bras, ce qui m'a paru lui faire du bien. Il voulait même descendre jusqu'à la maison du grand maréchal, mais ses forces ne le lui ont pas permis.
L'Empereur persiste à ne plus vouloir des soins d'Antomarchi et à croire qu'il se guérira avec
la diète, de l'orgeat et des soupes à la reine. Cependant il y a folie à se faire illusion. La gravité du mal est flagrante. Bertrand et moi perdons notre peine à le supplier de voir un médecin.
28 mars. Sir Hudson Lowe recommence ses persécutions pour qu'un médecin anglais voie l'Ernpereur.
29 mars. J'ai reçu aujourd'hui deux communications de sir Hudson Lowe. Rien de nouveau clans l'état de l'Empereur.
30 mars. Sir Hudson Lowe est venu deux fois aujourd'hui et sir Thomas Reade une fois. Ils veulent à toute force entrer chez l'Empereur, et sir Hudson Lowe m'a dit : « Je vous déclare que si ce que vous appelez la violation par la force du domicile du général Bonaparte cause sa mort, j 'en prends la responsabilité. » Cependant cette fois encore il a cédé, et je suis heureux d'avoir préservé l'Empereur d'une insulte.
31 mars. Nouvelle scène; comme hier, le gou-
verneur s'est retiré sur l'assurance que je lui ai donnée que j'avais l'espoir de faire admettre le docteur Arnott. Toutes ces scènes, dont il m'a été impossible d'empêcher l'Empereur d'apprendre quelque chose, ont aggravé son état. Il sent la nécessité de secours, et il a enfin consenti à ce que le docteur Arnott fût appelé si d'ici à vingtquatre heures il n'y avait pas de mieux. Quant à Antomarchi, il persiste à ne pas même permettre qu'on prononce son nom.