Les souliers de Sterne: récits et tableaux de voyage
Ceci est une copie numérique d'un ouvrage conservé depuis des générations dans les rayonnages d'une bibliothèque avant d'être numérisé avec
ligne.
Ce livre étant relativement ancien, il n'est plus protégé par la loi sur les droits d'auteur et appartient à présent au domaine public. L'expression
"appartenir au domaine public" signifie que le livre en question n'a jamais été soumis aux droits d'auteur ou que ses droits légaux sont arrivés à
expiration. Les conditions requises pour qu'un livre tombe dans le domaine public peuvent varier d'un pays à l'autre. Les livres libres de droit sont
autant de liens avec le passé. Ils sont les témoins de la richesse de notre histoire, de notre patrimoine culturel et de la connaissance humaine et sont
trop souvent difficilement accessibles au public.
Les notes de bas de page et autres annotations en maige du texte présentes dans le volume original sont reprises dans ce fichier, comme un souvenir
du long chemin parcouru par l'ouvrage depuis la maison d'édition en passant par la bibliothèque pour finalement se retrouver entre vos mains.
Consignes d'utilisation
PAKIS 27
ciel et des hommes ; il fallait qu'elle n'eût ni parents, ni amis, ni voisins; qu'elle fût seule sur la terre enfin I
C'était ce qui me trompait.
Informations recueillies, j'appris qu'elle tenait à une famille d'artisans, dont elle était l'aïeule. Dans cette famille assez nombreuse, tout le monde travaillait, depuis le père jusqu'aux enfants, et même les petits-enfants ; tout le monde partait le matin, celui-ci pour l'usine, celui-là pour le chantier ou pour le magasin. La maison restait déserte; on ne s'y retrouvait qu'à l'heure delà couchée, pour se sourire et se dire : « Courage I ^ C'était pour obéir à cette loi du travail que l'aïeule quittait, elle aussi, chaque matin son grabat, et se dirigeait vers son poste accoutumé. Ombre de marchande exerçant une ombre de commerce I Ayant toujours travaillé , elle voulait travailler toujours, l'attendrissante et sublime machine I Vainement avait- on essayé plusieurs fois de la retenir au logis ; vainement avait-on insisté pour l'engager à goûter le repos auquel elle avait tant de droits ; on avait toujours trouvé une tête inflexible. Son bénéfice était dérisoire ; ses recettes quotidiennes s'élevaient à cinq ou six sous peut-être. N'im-
Lbi?ox Library 1
LES
ÀSTOiN !fSW-¥<;Ali^