II AVANT-PROPOS
dit : « La fureur d'écrire est telle qu'on ' a écrit la vie de cet homme en un volume aussi gros que la vie d'Alexandre. Ce petit extrait, encore trop long (il a dix lignes), aurait suffi. » Voltaire ne se doutait pas que le plus récent et le mieux informé de ses historiens lui consacrerait huit volumes et qu'il laisserait encore à glaner après lui. Mais, après tout, Querlon nest pas Voltaire, et il me suffira aujourd'hui de citer une page qui a échappé à mon aimable prédécesseur et qui sera tout ensemble le plus juste éloge de Querlon et la véritable préface de cette réimpression. Charles Nodier écrivait ceci en octobre iS3^ dans le Bulletin du Bibliophile, à propos de quelques livres satiriques et de leur clé :
« Dans une catégorie assez large et ou notre malignité française aime à s'exercer, je m'en tiendrai pour exemple à cette satire toute parfumée de fleurs antiques, parce qu'elle a du moins en sa faveur, à travers un peu de molle afféterie et de grâces maniérées, l'avantage d'être bien écrite. J'aime d'ailleurs à dire un mot de Querlon, le
I. Claude- Etienne Jordan, l'ami et le commensal de Frédéric II.