‹ Les sources de l'argot ancien (volume 2)Chapitre 220 sur 238 · LA BANDE DES COQUILLARDS '. LE JARGON /JOJ · texte numérisé non relu

LA BANDE DES COQUILLARDS '. LE JARGON /JOJ

Guillaiimo, rcligioiix de l'ordre de Cîteaux, un boiteux, qui venait déguisé portant une grande vieille robe noire et qui frappa de deux coups de couteau Bellot Outaine ^ A la suite d'une rixe, au cours d'une partie de « villote » dans le jardin de Jacot, Nicolas Disonequin avait la cuisse percée d'une dague : c'était un homme de mauvaise vie. rulïien public, ne travaillant pas deux jours en un mois : « et si n'a point de logiz que l'on saiche que ladicte maison de la ville ^ ». Un soir Hugues de Toisy, Antoine de Toisy, serviteurs du bailli d'Auxerre, et un nommé Pierre, battaient dans la maison Haquinet de Uosay, pâtissier ; Antoine, d'un coup de braquemart, lui tranchait le genou -^ C'est dans celte maison que Rabustel avait arrêté les premiers Coquillards.

(le n'est pas en raison de ces faits que Jacot fut arrêté ^. Il fut questionné au sujet d'un jeune compagnon, Pierre Gascon, qui avait pris logement, avec d'autres, dans la maison des miettes trois semaines en ça, et qu'il était soupçonné d'avoir aidé à quitter Dijon, la veille. On les avait vus, avec Maillot, sur les dix heures du soir, à la Porte Guillaume. Interrogé s'il était complice dans la fabrication de faux florins que forgeait Le Gascon, il nia tout. Mais Maillot avait avoué : on mit donc Jacot à la question de l'eau et de la corde. A son tour il avoua qu'il avait reçu pour les répandre les faux florins (ju'il avait vu fabriquer par Le Gascon dans la maison de Maillot. Le i5 on lui demanda si Claude Gourbot, Lienart de Molon, écuyer, et Jehan du Marez, mercier, pris en compagnie dudit Gascon, n'étaient pas complices des faux monnayeurs et crocheteurs : il dit que non. Le i6 on interrogea Jacot sur Tartas qu'il déclara connaître depuis trois ans qu'il buvait et mangeait, en compagnie de Mugneret et de Bar sur Aulbe, en l'hôtel des fillettes : mais il ignorait qu'il était crocheteuret n'avait jamais eu part dans ses vols. On lui demanda alors pourquoi il avait dit au Gascon qu'il avait aidé à faire sauver Tartas quand le procureur devait l'arrêter. Jacot reconnut seulement avoir contribué à faire sauver jNicolas de Blangis, que l'on disait être crocheteur. Le Gascon fut alors confronté avec Jacot de laMer et maintint que Tartas lui avait donné

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