‹ Les sources de l'histoire de la Haute-Vienne pendant la revolutionChapitre 64 sur 64 · O. — LES VOEUX DE LAN IX · texte numérisé non relu

O. — LES VOEUX DE LAN IX

serait alors le produit de son octroi. — Les autres hospices de ce département font face à leurs dépenses avec Toctroi.

P. 340). Il meurt beaucoup d'enfants; il est dû 135.000 francs aux nourrices. Accorder de prompts secours.

P. 355). Une seule association de cinq filles portait à Limoges des consolations aux pauvres honteux : mais leurs moyens sont trop faibles ; les riches ne les secondent pas. Les encourager par des secours.

P. 362). La mendicité s'accroît par la paresse et l'oisiveté : la réprimer en renfermant les mendians; leur travail fournirait à leur nourriture. — Il existe à Limoges une maison propre à la réclusion des mendians.

P. 384). Les prisons sont malsaines ; les détenus sont confondus. A Limoges surtout, le local est trop resserré. Le réserver aux grands coupables. Etablir une seconde prison dans le couvent de la Visitation. La prison de Bellac est infiniment trop étroite.

P. 428). Plusieurs routes secondaires de ce département nécessitent des réparations. Il serait avantageux de terminer le chemin de Limoges à Saint- Yrieix, déjà fait dans l'espace de deux lieues. — On remercie le gouvernement des 156.000 francs destinés à la réparation de la route de Paris à Toulouse. — La route de Lyon à Bordeaux est dans un dépérissement effrayant : on demande 25.000 francs exclusivement affectés à la réparation de cette route.

P. 452). L'insuffisance des centimes additionnels s'oppose à la réparation des chemins vicinaux. Autoriser les communes à s'imposer de nouveaux centimes, afin de pouvoir subvenir aux dépenses que nécessitent ces réparations.

P. 506). Vingt-trois ponts, placés dans les divers arrondissemens, exigent des réparations. On pense que, pour éviter la ruine certaine de quelques-uns, il faut promptement s'en occuper. Il en est qu'on pourrait réparer à peu de frais.

P. 538). L'expérience démontre que l'enseignement se fait mal depuis la suppression des sociétés enseignantes. Les rétablir et leur confier les collèges.

Il serait avantageux à l'instruction publique de ne laisser subsister d'écoles centrales que dans les villes où étaient les ci-devant universités.

P. 571). Il y avait des collèges à Limoges, à Magnac-Laval et à Eymoutiers ; celui de Magnac surtout jouissait d'une grande réputation. Des hommes estimables ont fait l'acquisition des bàtimens et des effets, qu'ils offrent de rendre sans remboursement. On émet le vœu pour que l'on rende à ce département les moyens de conserver les établissemens publics placés dans plusieurs villes.

P. 583). Les mœurs recommandent l'établissement de maisons consacrées à l'éducation des jeunes filles. S'en occuper.

P. 605). Il conviendrait de placer dans les collèges d'arrondissement les bibliothèques qui se trouvent en dépôt dans les maisons des ci^ devant administrations de district.

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P. 627). Pour donner aux fêtes nationales Téclat qui leur convient, il faut les rattacher à des idées religieuses ; c*est le moyen de les ennoblir.

P. 663). Les états de population de Tan 9, comparés à ceux de 1791, présentent une diminution d'un onzième. Les registres des naissances et des décès offrent au contraire une augmentation (1). On peut en attribuer la cause : 1° à la culture des pommes de terre, devenue la subsistance de la classe indigente, qui ne se trouve plus affligée par les mauvaises récoltes ; 2<> à la rareté des épidémies, qui ont paru céder le champ aux agitations révolutionnaires. Il en résulte donc que le nombre des habitans s'est accru ; qu'il en naît plus. Mais les transmigrations et les enrôlemens ayant été considérables, la population, quoique augmentée en nombre, est affaiblie en hommes vigoureux.

P. 675). Le grand nombre des petites communes rend l'exécution des lois assez difficile. Le défaut d'aptitude de certains maires et le manque de zèle des autres contribuent à écarter le peuple de la soumission aux lois. Le moyen de remédier à ce mal serait : l*' de réunir des communes au degré qu'il convient; 2® de trouver des hommes propres aux fonctions administratives; 3^ de faire des fonds suffisans pour les . besoins indispensables des administrations communales; 4<^ d'établir des commissaires chargés de surveiller l'exécution des lois.

P. 680). 11 n'existe au Corps législatif, au Tribunat, au Sénat conservateur et au Conseil d'Etat aucun représentant naturel des besoins et des vœux du département, qui puisse dans l'occasion éclairer le gouvernement sur ses localités et ses intérêts particuliers et généraux. Faire jouir le département de tous ses droits à la représentation nationale.

P. 703). Un très petit nombre de commune possède des biens patrimoniaux et ils sont d'une très faible valeur. Le partage des communaux est nuisible à l'exploitation des domaines voisins et enlèverait une ressource à l'éducation des bestiaux.

P. 724). La réunion des communes opérerait une grande économie sans blesser en rien les habitudes ni les relations commerciales. La réunion même de quelques portions de départemens limitrophes à celui de la Haute-Vienne pourrait se faire.

P. 746). Les registres de l'état civil sont tenus d'une manière inquiétante. Confier la rédaction de ces actes à un homme intelligent, dont le traitement pourrait se payer par le produit des centimes additionnels.

P. 748). On demande de toute part la réparation et la clôture des cimetières. Ordonner les réparations commandées par la décence et la salubrité ; subvenir aux dépenses qu'occasionneraient soit des réparations, soit une translation, par des centimes additionnels. Défendre à la régie de s'emparer du produit des arbres qui croissent dans les cimetières.

(1) L'auteur semble vouloir statuer une opposition entre les résultats fournis par les registres de Tétat civil et les résultats consignés dans le recensement officiel de la population,

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P. 767). Héduire les justices de paix du département confonnément au tableau détaillé qu'on présente.

P. 782). Le régime adopté dans ce département pour les convois militaires est extrêmement vicieux. On arrache le cultivateur à ses travaux ; on Toblige à payer des droits de barrières. Son paiement est incertain et souvent ne se fait que dans un département dont le payeur est à quarante lieues. L^agîoteur alors se présente et ne laisse au cultivateur qu'une très faible portion de ce qui lui revient.

Le caractère rétrograde de quelques-uns des vœux de Tan IX est manifesle. Nous n'insisterons pas sur ce point, car déjà nous sommes hors des limites chronologiques de notre sujet.

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