‹ Les sources de l'histoire du montanismeChapitre 13 sur 207 · XX VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX VIII INTRODUCTION

des propos blasphématoires 1, qui s’installe en Maximilla?, qui soulève dans les airs le montaniste Théodote 3, Montan n'est qu'un ambitieux #, un possédé 5, un faux prophète 6 ; ses propos sont mensongers ἡ, et ceux qui le suivent se constituent les ennemis de la parole de Vérité, les complices de l'Esprit malin$.

Pourtant on sent fort bien qu'Eusèbe s’est approvisionné chez lui de faits plus encore que de ripostes. Là où une critique lui paraît spécialement pertinente, il n'hésite pas, sans doute, à s’en emparer ? ; mais en général il néglige les objections de l’Anonyme et 1] s’arrête aux indications que celui-ci avait recueillies sur les débuts de la secte et sur sa première

fortune 10.

C’est à dessein qu'il fait ce départ. Ne tenait-1l pas en réserve un autre document pour y découper à l'usage de ses lecteurs des morceaux d’une polémique aussi directe, aussi incisive, aussi mordante que ceux-ci pouvaient la souhaiter ἢ Ces réfutations nécessaires, l’ouvrage d’Apollonius les offrait amplement à son choix. L'auteur, s’emparant des prophéties montanistes, en avait fait l'examen le plus serré H, pour en prouver l’imanité. De plus, 1] s'était attaqué à la vie elle-même des prophètes et de leurs acolythes. II les avait montrés frivoles, pervers, et pis encore, en tous cas aussi éloignés que possible de l’austère discipline inséparable d’une inspiration authentique. Eusèbe trouvait là le complément dont 1] avait besoin.

L'ouvrage ne comprenait probablement qu’un seul livre. Eusèbe le traite comme formant un tout et ne fait aucune allusion à une division

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