ἈΠ ΝΣ ΥΓ MES
XVIII, 1 (p, 78, 19-20).
το LD υ ὦν Ou, 2 9, ἜΝ Fe SE CN A εν ei NES
-en
INTRODUCTION XXIX
en plusieurs parties. Il y prend sept passages cités textuellement 1, plus quelques renseignements qu'il se contente de résumer ?.
Enfin Eusèbe ἃ eu entre les mains une lettre privée que Sérapion, évêque d’Antioche, avait adressée à Caricus et Pontius, deux personnages qu'Eusèbe traite ailleurs « d'hommes ecclésiastiques » 3, expression qui, sous sa plume, n’est autre chose qu'un certificat d’orthodoxie. Sérapion y exprimait sa réprobation contre la « prophétie nouvelle », et envoyait à ses correspondants, pour mieux former leur conscience, l’ouvrage d’Apollinaire. [l avait en outre recueilli, à l’appui de ses dires, un certain nombre de souscriptions épiscopales. Eusèbe en transcrit deux, à titre de spécimens 4.
Des documents utilisés par Eusèbe, voici, au total, l'impression qui se dégage : 1° Ce sont des documents tendancieux, qui portent la trace des passions que suscita la prophétie dans la région asiate. L'objet des rédacteurs est, non pas tant de faire le récit d’un important mouvement religieux, et des circonstances qu'ils ont pu connaître, que de mettre leurs lecteurs en garde contre des séductions périlleuses, en dévoilant l’infamie de ceux qui infligent aux âmes cette épreuve. Ici, 1l faut pourtant marquer une nuance. Il y a chez l’Anonyme un peu plus de modération et même d'esprit critique que chez Apollonius. C’est ainsi qu'après avoir rappelé les mauvais bruits qui couraient sur la mort de Montan, de Maximilla et de Théodote, il avoue qu'il n’ose personnellement les garantir : « N’en ayant rien vu, nous ne prétendons pas le savoir. Peut-être est-ce ainsi, peut-être est-ce autrement qu'ont péri Montan, Théodote et la femme déjà nommée 5. » M. A. Réville 6 apercevait un raffinement d'odium theologicum » dans cette juxtaposition d’une belle et bonne calomnie et des doutes qu’elle soulève dans l'esprit même du rapporteur. » Il me paraît