‹ Les sources de l'histoire du montanismeChapitre 136 sur 207 · Comm. in Euang. Matthaei · texte numérisé non relu

Comm. in Euang. Matthaei

Nonnulli putant idcirco post dies quadraginta Passionis ieiunia de-

bere committi licet statim dies

Qu'ici Montan et Novat n'aillent pas se mettre à rire, eux qui prétendent qu'on ne peut se renouveler par la pénitence quand on ἃ crucifié par sa faute le Fils de Dieu et qu'on l’a exposé à l’ignominie.

C'est avec raison que (Paul) ἃ dissipé cette erreur en disant : « Nous avons la conviction, etc.

(IX, SP SP exx ve 7). Bethléem 300

C'est à cause de ce texte [MT., 1x, 15) qu'au gré de quelques-uns il faut encore pratiquer le jeûne après

1 GRÜTZMACHER, I, 65 ; SCHANZ, IV, I, 431 ; J. BROCHET, Saint Jérôme et ses ennemis,

Paris, 1906, p. 70 et s.

2 GRÜTZMACHER, I], 67; ScHanz, IV, "1,427.

5 etiam post quadragesimam

SAINT JÉRÔME

Pentecostes et Spiritus sanctus adueniens indicant nobis festiuitatem.

Et ex huius occasione testimonii Montanus,

Prisca, et Maximilla

Pentecosten faciunt quod « ablato Sponso, filii Sponsi debeant ieiu-

ares AC τ ἀχ D):

LEZ les quarante jours de la Passion, [= le carême pascal] bien que le jour de la Pentecôte et la venue du saint Esprit nous apportent tout de suite des sujets d’allégresse. Montan, Prisca et Maximilla prennent texte de ce témoignage pour faire carème même après la Pentecôte, parce que, disent-ils, l'Époux étant enlevé, les fils de l'Époux doivent jeüner.

128. — Ep. cxxvir, 4, ad Oceanum (HILBERG, dans ΘΙ ΕΠ D 2 ΕΙΣ χα 008)

Bethléem, 399 ".

Non est loci huius ut paeniten-

10 tiam praedicem, et quasi contra

Montanum Nouatumque scribens, dicam « illam hostiam Domino esse placabilem » (cf. Nombres, v,

8) et « Sacrificium Deo, spiritum

τ ὉΠ ΠΣ Che PSE ΤΟ τί

« Malo paenitentiam peccatoris, quam mortem » (EZÉCHIEL, XVIN, 23) et « Exsurge, exsurge, Jerusalem » ([satE, Lx, 1 et BARUCH, V, 5);

20 et multae alia quae prophetarum

clangunt tubae.

Cernest-pas ici. le lieu -desfaire l'éloge de la pénitence et de dire, comme si Jécrivais contre Montan et Novat : « Cette victime est propre à apaiser le Seigneur »; « C’est un sacrifice aux yeux de Dieu qu'un mieux

ον πε τος J'aime

la pénitence du pécheur que sa mort »; « Lève-toi, lève-toi, Jérusalem »; et bien d’autres paroles que fait raisonner la trompette des

prophètes.

129. — Ep., Lxxxiv, 2, Pammachio et Oceano (HiLBERG, ibid., Ὁ. 121;

Po Ex 11,744) ΒΕΓ ΠΙΈΒΤΩΣ ΔΘ,

Obiciunt mihi, quare Origenem aliquando laudauerim... Laudaui

1 GRÜTZMACHER, Ϊ, 80.

2? GRÜTZMACHER, |, 60.

Ils me font grief d’avoir loué quelquefois Origène. J’ai loué l’exé-

178 SAINT JÉRÔME

interpretem, non dogmatisten ; ingenium, non fidem; philosophum, non apostolum... Quae enim stultitia est, sic alicuius laudare doctrinam, ut sequaris et blasphemiam !

Et beatus Cyprianus Tertulliano magistro utitur, ut eius scripta probant ; cumque eruditi et ardentis uiri delectetur ingenio, Montanum cum eo Maximillamque non sequitur.

130. — /bid., $ 4 (HiLsErG, Quidam constantius « Quomodo, inquit, damnabimus quos synodus Nicaea non tetigit? Quae enim damnauit Arium, damnasset utique et Origenem, si illius dogmata reprobasset.. De Ario tunc, non de Origine, quaestio fuit.

Quanquam latenter Origenem fontem Arii percusserunt ; damnantes enim eos, qui Filium de Patris negant esse substantia, illum pariter Ariumque damnauerunt.

Alioqui hoc argumento, nec Valentinus, nec Marcion, nec Cataphryges, nec Manichaeus damnari debent, quia synodus Nicaena eas non nominat quos certe ante synodum fuisse, non dubium est.

gète, non le doctrinaire; le génie, non la foi; le philosophe, non l’apôtre. Quelle sottise de goûter la doctrine d'un homme jusquà suivre aussi son blasphème! Le bienheureux Cyprien prend Tertullien *pouremaitré ΠΟΙ ΠΡ prouvent ses écrits ; mais tout en se laissant ravir par ce talent érudit et passionné, il ne se fait point comme lui le disciple de Montan et de Maximilla.

πο ΡΞ se PARIS ΠΟ:

Quelques y vont plus fermement:

« Comment, disent-ils, condamner ceux auxquels le synode de Nicée n'a pas touché? Il a condamné Arius : il aurait condamné, bien entendu, Origène, s’il avait réprouvé sa doctrine. » — C'est qu'il était alors question d’Arius et non d’Origène.

… Encore qu’'implicitement (les Pères de Nicée) ont frappé Origène, en tant que source d’Arius. Car en condamnant ceux qui nient que le Fils soit de la substance du Père, ils ont condamné tout à la fois Origène et Arius. Autrement, à ce-prix, ni Valentin, ni Marcion, ni les Cataphrygiens, ni Manichée ne devraient être condamnés, puisque le synode de Nicée ne δε ΠΟΙ ΠΕ pas” rt pourtant il n'est pas douteux qu'ils ne soient antérieurs à ce synode.

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