PSEUDO-GÉLASE
180. — Notitia librorum apocryphorum qui non recipiuntur (A. Tuie, Epist. rom. | pontif. genuinae, s. Gelasii papae Ep. ΠῚ $ 8 et 10, Brunsbergae, 1868;p.t407-et 4005 PAL LR τοῦ; RoMeNPIneNESSIeC Ie AE
Opuscula Montani, Priscillae et Apocryphes, les opuscules de
Maximillae, apocrypha. Montan, de Priscilla et de Maximilla.
Haec et omnia his similia, 4886... … Nous déclarons que ces erreurs
Montanus quoque cum suis obsce- ‘ et autres semblables, qu'ont enseinissimis sequacibus... docueruntuel gnées ou écrites Montan et ses très conscripserunt... sub anathematis impurs acolytes, tombent éternelleindissolubili uinculo in aeternum ment sous la condamnation d’anaconfitemur esse damnata. thèmes dont le lien est indissoiuble.
LICTNIUS;:METANTUS/ PUS TOCEEES
187. — Epist. Louocato et Catiherno presbyteris. (Publiée par L. DUCHESNE, dans la Revue de Bretagne et de Vendée, sixième série, tome VII (LVIT de la collection) [ 1885; p.4ets.; par J. Friepricx dans les Sitx.-Ber. der phil.-philol. τι. der histor. Klasse d. AK. d. Wiss. zu München, 1895, p. 207 et s.; par A. JüricHer, dans ZKG, XVI (1896) p. 665-666). Nord-Ouest de la Gaule. Début du VI" siècle 3,
Dominis beatissimis in Christo À nos bienheureux seigneurs et fratribus Louocato et Catiherno frères en Jésus-Christ, Lovocatus et
1 ZôPrrEL, dans RE*, VI, 475; BARDENHEWER, p. 535; cf. DurourcQ, Gesta Martyrum, IV, 166 et s.; FriepricH, dans les Sitz.-Ber. der AK. d. Wiss. zu München, phil.-philol. u. hist. Klasse, 1888, I, p. 83-85 (opine pour 533 ou peu après). E. von Dosscaürz, das Decretum Gelasianum, TU, xxxvinr, 4 (1912), p. 348, voit dans le pseudo-décret un « gelehrter Privatarbeit » composé en Italie dans la première moitié du VI siècle.
? L. DUCHESNE, art. cité, p. 7 et JüLricHer. — J'utilise la traduction de DucHESxE, revue sur le texte de JüLICHER, et j'ajoute un apparat critique.
NS ΒΜ — le ms de Münich, n° 5508, 5. 1x.
F — le texte proposé par FRIEDRICH.
D -- le texte proposé par DUCHESNE.
LICINIUS, MELANIUS, EUSTOCHIUS
presbyteris Licinius t, Melanius et Eustochius episcopi ?.
Viri $ uenerabilis Sperati 4 presbyteri relatione cognouimus, quod gestantes 5 quasdam tabulas per diuersorum ciuium capanas 6 circumferre non desinatis, et missas ibidem adhibitis ?
sacrificio diuino, quas conhospitas
mulieribus in nominastis, facere praesumastis ; sic ut $ erogantibus uobis eucharistias 3 illae uobis positis calices teneant et sanguinem Christe populo administrare praesumant.
Cuius rei nouitas et inaudita superstitio nos non 10 leuiter contristauit, ut tam horrenda secta, quae intra Gallias numquam fuisse probatur, nostris temporibus uideatur mergere !!, quam patres orientales pepodianam 15 uocant, pro eo quod Pepodius auctor huius scismatis fuerit... (5, mulieres sibi in sacrificio diuino socias habere praesumpserint 14, praecipientes Ut uoluerit inherere, a communione ecclesiastica reddatur extraneus.
quicumque huic errori
Catihernus, prêtres, — Licinius Melanius et Eustochius, évêques.
du vénérable prêtre Speratus, nous avons appris que vous ne cessez point de porter
chez vos compatriotes, de cabane
Par un rapport
en cabane, certaines tables sur Îlesquelles vous célébrez le divin Sacrifice de la messe, avec l’assistance de femmes auxquelles vous donnez le nom de conhospitae ; pendant que vous distribuez l’eucharistie, elles prennent le calice et osent administrérralrpeuple lésang du :Christe:
C’est là une nouveauté, une superstition inouïe; nous avons été profondément contristés de voir réapparaître de notre temps une secte abominable, qui n'avait jamais été introduite en Gaule; les Pères orientaux l’appellent Pépodienne, du nom de Pépodius, auteur de ce schisme. À l’égard de quiconque oserait s'associer des femmes dans le divin Sacrifice ?, ils ont décidé que tout partisan de cette erreur doit être exclu de la communion ecclésiastique.
Qua de re caritatem uestram in Aussi avons-nous cru devoir
a Le vobis positis est peu clair. JüLicHer, art. cité, p. 667, croit le texte altéré.
b Si l’on admet la correction de FRIEDRICH, praesumpserit, il devient inutile de supposer une lacune comme le fait JüLicHER, et c'est Pepodius qui est sujet de praesumpserit.
Lt Lecinius MF 2? Episcopus M #8 Vir M 4 Sparati MF 5 Gestant ex M; …. F 6 capannas F 7 adhibetis M 8 sicut Ε °eucharistiae F; eucharistiam D 19 superstitionis non M; superstitio non F ‘“ emergere D 1? pepondianam M 1 JüLiCHER suppose ici une lacune. Une expression comme si qui serait tombée. Et mulieres D 14 præsumpserit FD.
Christi amore pro ecclesiae unitate et fidei catholicae < integritat > e!
imprimis credidimus admonendam, obsecrantes, ut, cum ad uos nostrae peruenerunt paginae ? litterarum, de praedictis emendatio subsecuta ὁ: id est, de
repentina ÿ rebus antedictis tabulis 5, quas a presbyαὐ τ ΕἸ: Στὸ consecratas, et de mulieribus illis,
teris non dubitamus quas conhospitas dicitis, quae nuncupatio non sine quodam tremore?
dicitur animi, uel auditur, quod clerum infirmat, et sancta 8 in religione tam detestandum pudorem incutit et horrorem.
Idcirco secundum statuta patrum
nomen
caritati uestrae praecipimus ?, ut non mulier-
culae sacramenta diuina pro inli-
solum huiuscemodi
cita administratione non polluant, sed etiam praeter matrem, auiam, sororem uel neptem intra tectum cellolae suae si quis ad cohabitandum habere uoluerit, canonum sententia a sacrosanctae 190. Jliminibus ecclesiae arceatur.
Conuenit itaque uos !, fratres Carissimi, Si ita est, ut ad nos de supradicto prouenit 15 negotio,emen-
LICINIUS, MELANIUS, EUSTOCHIUS
vous avertir et vous supplier, pour l'amour du Christ, au nom de l'unité de l'Eglise et de l'intégrité de notre commune foi, de renoncer, aussitôt que la présente lettre vous sera parvenue, à ces abus des tables en question, que nous ne doutons pas avoir été consacrées comme il convient par des prêtres, et de ces femmes que vous appelez conhospitae, d'un nom quon n'entend ni ne prononce sans une certaine frayeur d'âme, d’un nom propre à diffamer Slérmclerséser {ΠΡ honte et le discrédit sainte religion.
C'est pourquoi, selon les décisions des Pères, nous ordonnons à votre charité, non seulement d’empêcher ces femmelettes de souiller les sacrements divins en les admi-
SUTHPROEE
nistrant illicitement, mais encore de n'admettre à habiter sous votre toit aucune femme qui ne soit votre mère, votre aïeule, votre sœur ou votre nièce, les contrevenants devant être éloignés du seuil sacrosaint de l'Eglise, conformément aux canons.
C'est pour vous un devoir, très chers frères, si les choses se passent
ainsi qu'on nous l’a fait connaître,
1 Le mot a disparu dans M par suite de l’arrachement d’un coin du feuillet. Societate/#D% e F ? pagina M; nostra peruenerit pagina D #repentinam M 4 JüLiGHER propose subsequatur, déjà introduit par D dans son texte 5 ut antedictas tabulas MF 5 dicitis MFD 7? primo M; periculo (?} F :8 sanctae M; sancta D. 9 praecipem M 19 sacrosancto M ; sacrosanctis F ; sacrosanctae D 11 nobis ΜΕ; {ἀπ ΗΠ Ἐκ admettrait uwobis: uobis D l?ut si ita est prouenit M; si ita est... perueniat F: peruenit D.
LICINIUS, MELANIUS, EUSTOCHIUS
dationem celerrimam 1 exhibere, quia pro salute animarum et pro aedificatione populi res ab ecclesiastco ordine tam turpiter deprauatas uelociter expedit emendare, ut nec uos pertinacitas huius obstinationis ad maiorem confusionem exhibeat, nec nobis necesse sit cum uirga ad uos uenire apostolica (cf. 1 Cor., 1v, 21), Si Caritatem renuatis, et tradere Satanae in ut Spiritus possit saluari (cf. [ Cor., v,
interitum Carnis,
5}; hoc est, tradere Satanae, cum ab ecclesiastico grege pro crimine suo quisquis fuerit separatus, non dubitet se a daemonibus tamquam lupis rapacibus deuorandum (cf. Acé., MO 1 PIERRE, V8) Similiter et euangelica commouemur sententia?, ubi ait : « Si nos nostra scan-
dalizauerint membra, < hoc est > ὃ
quicumque ecclesiae catholicae 4 haeresim intromittit, ideo utilius ὅ ésbeuteunume-membrum:tquié totam commaculat ecclesiam, abscidatur, quam tota ecclesia in interitum deducatur (cf. MT., v, 29-30).
Sufficiant uobis haec pauca, quae de multis praediximus. Date operam multam 7, communioni $ ca-
ritatis, et uilam regiam”, a 10. qua
paululum deuiatis, auidissima in- ὁ
tentione ingredi procuretis, ut et uos
d'y apporter la plus prompte correction : il importe au salut des âmes et à l'édification du peuple qu'une si honteuse dérogation à la règle ecclésiastique soit rectifiée sans retard ; il ne faut pas qu'en vous obstinant dans cet abus vous vous exposiez à une plus grande confusion, ni que nous soyons obligés
par un refus contraire à la charité,
de venir à vous, tenant en main la verge apostolique, et de vous livrer à Satan pour que l'esprit puisse être sauvé par le châtiment de la chair.
Livrer quelqu un à Satan, c’est l’exclure, pour faute grave, du troupeau de l'Eglise et le laisser dévorer par les démons, comme par des loups rapaces. L'Evangile aussi nous rappelle nos devoirs, quand il nous parle des membres qui scandalisent, c’est-à-dire de ceux qui introduisent l’hérésie dans l'Eglise catholique. [Il vaut mieux retrancher un membre qui souille l'Eglise que de Îla laisser entraîner tout entière dans la perdition.
Nous pourrions en dire bien davantage : que ces quelques mots vous sufhisent. Prenez à cœur la charité et l’unité de la communion; rentrez vaillamment dans la voie royale dont vous avez quelque peu
1 celeberrimam MD. ? euangelicam — sententiam M ὃ hoc est JüLicHer #ecclesia
catholica M ; in ecclesia catholica D 8 communionem MF ; dans MFD.
5 facilius communione D °JüLICHER admettrait
Wreeaquod -P-operae,multa’M
rectam 1! a manque
fructum de oboedientia capiatis, et nos uos pro exoratione nostra congaudeamus esse saluandos.
CODEX IUSTINIANUS
dévié ; vous recueillerez le fruit de votre obéissance et nous nous réjouirons de vous avoir sauvés par nos prières.
CODERTUSTINEMNTEES
7185. — I, v, 18, de Haereticis et Manichaeis et Samaritis (Pacz KrüGEr, Berlin, 55 τ ΟΣ ΡΞ τον
mais encadrée entre une loi de 527 (ἢ
a A \ n° νι ἕῳ» 3 fe.
el ᾿Οφίταις θεσπίζομεν, τουτέστιν ὡστε ͵ ͵ “5 Ψ \ μήτε συναγωγήν τινα τολμᾶν aUToUc LA “1 ! "1 Ne 2 Φ ed A ἔχειν ἢ λόγων ἢ πράξεων ἀσεβῶν τε xai V4 ς ΚΣ χαταγελάστων οἱ συνιόντες μεθέξουσι, 7) \ 9 -ω 3. τς MATE τὴν αὐτῶν οὐσίαν δύνασθαί τινι f LA] “1 παραπέμπειν ἢ χατὰ χληρονομίας Ἢ χατ LS / ὌΝ 5 S 7 2\ φιδιχομμίσσου δίκαιον ἐν διαθήχαις Ἢ LAN θέ > 3 ἜΜΕΝ 1 ” ἀδιαθέτου, χἂν εἰ συγγενής, XAV εἴ τις τῶν \ , = ", \ s \ \ ἐξωτιχὸς ἐχεῖνος ein πλὴν εἰ μὴ τὴν 9 POUR 3 / / € \ \ ὀρθόδοξον ἀσπάζοιτο πίστιν ὃ πρὸς τὴν
-Ὦ Ἁ s \ “1 ? ? EC αὐτῶν χαλούμενος διαδοχὴν Ἢ παρ αὐτῶν
1 , Se γραφόμενος χληρονόμιος 1 “τινι φιδιχομ.-
là υίσσω τιμηθείς.
12) et une loi de 529 (n° 19).
… Nous voulons que les mesures déjà portées contre les Samaritains soient également mises en vigueur contre les Montanistes, les Tascodrogites et les Ophites : autrement dit, qu'ils ne s’avisent point de tenir aucune réunion pour y prendre part à des discours ou à des actes impies et ridicules: qu'ils n'aient le droit de transmettre à personne leur fortune sous forme d'héritage ou de fidéicommis, par testament ou ab intestat, — que l'héritier soit leur parent ou qu'il leur soit étranger ; à moins que celui qui est appelé à recueillir leur succession ou qui est inscrit par eux comme héritier ou
honoré d’un fidéicommis n’em-
« brasse la foi catholique...
189. — Zbid., I, v, 10 (KRüGER, p. 58). 529 (Constantinople).
Omnibus uidelicet, quae nostrae constitutiones de poenis paganorum
Toutes les pénalités portées par nos constitutions contre les païens,
CODEX IUSTINIANUS
et Manichaeorum et Borboritarum et Samaritarum et Montanistarum et Tascodrogorum et Ophitarum ceterorumque haereticorum causa constituerunt, ex hac nostra lege confirmandis et in perpetuum ualituris.
les Manichéens, les Borborites, les Samaritains, les Montanistes, les Tascodrogites, les Ophites et autres hérétiques sont confirmées par cette présente loi et resteront à jamais en
vigueur.