‹ Les sources de l'histoire du montanismeChapitre 180 sur 207 · ISIDORE D ESPAGNE --- SOPHRONIUS DE JÉRUSALEM · texte numérisé non relu

ISIDORE D ESPAGNE --- SOPHRONIUS DE JÉRUSALEM

raxtitat Βαλεντῖνοι οἱ χαὶ Βασιλεῖδαι Marcionistes, ou Artotyrites ; les rai ᾿Ερμαῖοι χαλούμενοι;, Nixohaïra Saccophores, aussi appelés Apo-

Movraviotai, οἱ xai Πεπουζηνοί. Μα- tactites ; les Valentiniens, aussi

vryaiou Hüvouavoi, Tr ᾿Ανόμοιοι" appelés Basilidiens et Erméens ; les 5 Παυλιανισταὶ, οἱ ἀπὸ Παύλου τοῦ Nicolaites; les Montanistes, aussi Σαμοσατέως, x. τ. À. appelés Pépuzites ; les Manichéens ;

les Eunoméens ou Anoméens; les Paulianistes, disciples de Paul de Samosate, etc.

902. — Etymologiae, VIII, v, 27 (ŒuLer, Corpus Haereseol., 1, 305 ; Pr GELxxxU 900). SEL E Premier SUN Πῶσ Ἰ ἐπ ἘΠ

Cataphrygiis nomen prouincia C'est la province de Phrygie qui a Phrygia dedit, quia ibi exstiterunt donné aux Cataphrygiens leur nom, auctores eorum Montanus, Prisca parce que c’est là que sont apparus

10 et Maximilla : hi aduentum Spiri- les fondateurs de la secte, Montan, tus sancti non in Apostolis, sed in Prisca et Maximilla. [15 soutiennent se traditum asserunt. que l’Esprit-Saint est venu, non pas

dans les Apôtres, mais en eux.

SOPHRONIUS DE JÉRUSALEM

203. — Ep. Synod. ad Sergium (P. G., Lxxxvu, 3190) Jérusalem. Peu après 6343.

Μοντανὸς, Πρίσχιλλά τε καὶ Μαξί- (Dans une énumération d’héréμιλλα. αἱ τούτου μανιώδεις μαθήτριαι. siarques! : Montan, avec Priscilla et Maximilla, ses extravagantes élèves.

1 BARDENHEWER, p. 568; Manrrius, Gesch. der latein. Liter. der Mittelalters, I, p. 60. Le $ 22 d’Isidore est consacré aux Artotyrites; le ὃ 61 aux Tertullianistes. ? BARDENHEWER, p. 488.

CHRONICON PASCHALE — CONCILE QUINISEXTE — PSEUDO-HIERONYMUS 243

CHRONTEON PASCHALE

204. — ccxz, OI, 3° année, Mamertino et Rufo Coss. (Ρ. G., xcu, 642; L. Dinporr, Bonne, 1832, [, p. 490). Probablement Constantinople. Entre 631 et 641 1,

y Q A \ 2 ἊΝ So μίλλας συνέστη, ἔτι δὲ χαὶ ᾿Αλχιβιάδου

\ nt Ἔ ν) ἣς / € χαὶ (eodotov' χαθ ὧν συνεγράψατο ὃ ἐν δσίᾳ τῇ μνήμῃ ᾿Απολλινάριος Ἵεραπόλεως ἐπίσχοπος χαὶ Μιλτιάδης συγ-

\ \ LA A 5 F \ γραφεὺς, χαὶ ἀλλοι πολλοὶ, ἐν οἷς χαὶ

Le / 2 à / 3 7 Ὡαοαπίων Ἀντιοχείας ἐπίσχοπος.

La pseudoprophétie athée de chez les Phrygiens se constitua avec Montan, Priscilla et Maximilla, les femmes démentes qui l’accompagnaient, et aussi Alcibiade et Théodote. Contre eux écrivit l’évêque de Hiérapolis, Apollinaire, de sainte mémoire, l'écrivain Miltiade, et beaucoup d'autres, parmi lesquels Sérapion, évêque d’Antioche.

DONCRERS OL IENTSEXTE.-oùu in ROÜELO

209. — c. 95 (Mansi, Ampliss. Coll. Conc. [rééd. Welter], t. XI, p. 984).

Constantinople. Entre 692 et 7o1 ?.

Renouvelle le: 7 canon du [1 Concile œcuménique : voir plus haut, n° 170.

PSEUDO-HIERON YMUS

906. — Indiculus de Haeresibus, xix-xx (ŒuLer, Corp. Haereseol., |, 292).

Sans doute

postérieur à Isidore de Séville à.

Cataphrygarum haeresis auctores sunt Montanus, Prisca et

XIX. Les initiateurs de l’hérésie des Cataphrygiens sont Montan,

1 KRUMBACHER, p. 337; BARDENHEWER, P. 480.

2 Herere-LecLerco, Hist. des Conciles, TI, t: 561 ; cf. p. 574.

ë Voir plus haut l’/ntroduction.

“ Fa

244 PSEUDO-HIERONYMUS .

Maximilla, in quibus Montanus paraclitum et Priscam et Maximillam prophetas deceptorum hominum uanissimus error obseruat.

Sunt huius haeresis, immo perditionis, infanda mysteria. Nam quotannis unum infantem anniculum perfectum offerunt, ac compuncto uulneribus eius corpusculo in farinam sanguinem eius suscipiunt, sicque panem huius ex scelestissimi frumenti admixtione facientes diabolicum edunt eucharistiae feralissimae sacramentum. [nfans autem, si ex compunctione uulneris obierit, obseruatione martyrii colitur : si vixerit, pro ueneratione summi sacerdotis aspicitur.

Contra horum supra memoratorum prophetas Apollonius, uir disertissimus, scripsit insigne uolumen et longum, asserens Montanum et insanos eius uates periisse suspendio, et multa alia, in quibus de Prisca et Maximilla refert : Si negant accepisse munera, confiteantur non esse prophetas qui accipiunt, et mille hoc testibus approbabo. Sed et ex aliis fructibus probantur prophetae. Dic miht, crinem fucat propheta ? stibio oculos linitr propheta ad tabulas ludit et tesseris? propheta fenus accipit? Respondeant utrum haec fieri liceat, an non. Meum est probare quia fecerunt.

Prisca et Maximilla. L'erreur stupide d'hommes illusionnés vénère en Montan le Paraclet, en Prisca et Maximilla des prophétesses. Cette hérésie, disons mieux, ce fléau, a d’abominables mystères. Tous les ans, ils offrent un enfant d’une année accomplie; ils transpercent son corps de blessures et en reçoivent le sang dans de la farine; de cet horrible mélange ils composent du pain qui leur sert à accomplir le sacrement diabolique de la plus détestable eucharistie. Si l'enfant meurt de ses multiples piqüres, il est honoré comme un martyr; s'il vit, il reçoit les honneurs dus au grand-prêtre.

Contre leurs prophètes un homme éminent, Apollonius, a écrit un ouvrage étendu et remarquable où il affirme que Montan et ses prophétesses insensées se pendirent, et moururent ainsi. [l rapporte bien d’autres traits encore, parmi lesquels CeUXx-CI. τ πε. εἰν δ RPTISCASERRIE Maximilla : « Si elles nient avoir reçu des présents, qu’elles conviennent donc que ceux qui en reçoivent ne sont point des prophètes et alors je ferai la preuve avec mille témoins.

Mais il y a d’autres fruits encore par où les prophètes se révèlent comme authentiques. Dis-moi, estce qu'un prophète se teint les cheveux ? est-ce qu'il s’enduit de fard les paupières ? est-ce qu'il joue avec des dés sur les tables ? un prophète

ne

PSEUDO-CHRYSOSTOME

XX. Artotyritae in sanctis mysteriis Suis ad uicem eucharistiae pane utuntur et caseo, dicentes a primis hominibus oblationem a fructibus terrae et a fructibus ouium fuisse celebratam.

reçoit-il des présents? Quelles répondent : cela est-1l permis ou non?

À moi de démontrer qu’elles ont fait tout cela.

XX. Les Artotyrites se servent de pain et de fromage dans leurs mystères sacrés en guise d'eucharistie.

Ils allèguent que c’est avec les fruits de la terre et les produits des brebis que les premiers hommes ont offert leurs sacrifices.

PSEUDO-CHRYSOSTOME

207. — -ομιλία περὶ Vevdonpopnrwvy, v-vi (P. G., Lix, 559). Date incertaine 1.

Σίμωνος Ολασφημοῦντος οὔτε πρὸς cf » / re 35 ! a - 2 ὥραν ἐσιώπησεν, ἀλλ ἐλέγξας τῇ ἀπο-

LS € / ὉΠ, \ \ x TAIEOWXEV. Ouotws ÔE HAL TOY

\ a ἌΝ -- S / RS EE ASS χαὶ ἀθεον μετὰ τῶν δύο μοιχαλίδων

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(PS Ἂ ra ? / , γὴν» \ σπουδῇ πολλῇ ‘© ἀπόστολος ἐλέγζας χαὶ ?

ἀντίθεον aroù χαὶ

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! \ γὰρ ποτε τὴν δ] δ᾿ #] ExxAno'ay πολεμιήσαντες, Gastheïc χαὶ s ! \ οι δυνάσται χαὶ σοφοί; οὔχι.. διεσχορ-

1 Au $ vi sont cités parmi les défunts :

À Rome l'apôtre Pierre ne garda pas le silence, au moment voulu, quand Simon blasphémait. Il le réfuta et le livra à sa perte. I en va pareillement du fils de Simon, ou plutôt du fils du démon, Montan le souillé, l’impur, l’athée, avec ses deux femmes adultères. L’Apôtre le réfuta avec un grand zèle, montra en lui un ennemi de Dieu, et réduisit au silence le pseudochrist et pseudoprophète (qu'il était).

Où sont ceux qui jadis ont combattu l’Église, rois, gouverneurs.

philosophes? Ne sont-ils pas dispersés, morts, réduits à rien ? Où est

Aerius, Nestorius, Euodius, Basile le Grand,

Athanase, Grégoire de Naziance, Ephrem. Composé en Asie Mineure, au VIT siècle, d’après J. FLamioN, dans la Rev. d’Hist Ecclés., t. ΤΙ (1911), p. 441, n. 3.

246 GERMAIN DE CONSTANTINOPLE

χαὶ τῆς τούτου μανίας χαὶ ἀσελγείας (SJ / J£ e τ τὸ διάδοχος Μοντανός, ὃ τῶν χαχῶν “" \ As Ὁ, ἽΝ \ εζαργος μετὰ τῶν OUO [LOU XATOWY, XL τὰ τούτων λεγόμενα μυστήρια, τὰ | Υ -- Ῥ Ν ΄ς N \ Gabelus σιωπῆς ἄξια, τὰ OdEAUXTY xai

, / 2 \ Ἷ τ LIN . axaÜxoTe... ; Οὐχὶ HAVTES ATUWAOVTO ;

l’arrogance, l’audace des Juifs? Où est Simon le Magicien, le premier hérétique, disciple et précurseur de l’antechrist? Où est son funeste rejeton, l'héritier de sa folie et de son impudence, Montan, prince du mal, avec ses deux adultèresr Où sont ses prétendus mystères, dignes d'un silence profond, abominables et impurs.... Tout cela n'est-il pas défunt ?

GERMAIN DE CONSTANTINOPLE

908. — Ad Antimum diaconum narratio de sanctis synodis et de subortis iam inde ab origine apostolicae praedicationis haeresibus, 1V=-v /(P.% G.,"x€YIN, 44)" Constantinople sPéwmapres 7200

IV. Ἔτι δὲ Μανιχαῖοι καὶ Movtavoi, \ 2 1 ? ! 1) χαὶ οἱ τούτοις προσόμοιοι ἀνέστησαν χατ ϑ “Ἁ ΄ 4 f L f αὐτῆς, OÙ τοὺς τυχόντας αὐτῇ παρέχοντες LYDVaAc...

Ὁ ὯΝ Ὁ / (cu V. Τῶν δὲ Μοντανῶν διάφορος εἰναι / Ὁ \ ᾽ \ >< λέγεται δόξα, χαὶ οὐ povomepns, ἀλλὰ Na \ SA VA ? ὡς Ὑ πολύτροπος. Τὸ δὲ τέλειον αὐτῶν δόγμα 5 \ el 2 \ \ ἐν ToUtotc ἐστὶν, τι TE αὑτὸν τὸν Μοντανὸν λέγουσιν εἶναι τὸ. Πνεῦμα τὸ el \ / A 2 \ ! \ ἅγιον, χαὶ πᾶλιν τὸν αὐτὸν Λόγον xai Ὸ ) \ \ σὴ \ Ἅ \ Πνεῦμα. ri δὲ χαὶ ὀχτῷ οὐρανοὺς “: "ἃ « 1 2] \ εἰναι νομοθετοῦσι, χολαστήρια τε φοδερὰ ΩΣ - fi = ANA - ᾿Ν 2 ἐν τῷ μέλλοντι αἰῶνι ἐξηγοῦνται, ὃραχοντᾶς τινας χαὶ λέοντας ἐκ τῶν μυχτή-

1 BARDENHEWER, P. 902.

IV. Les Manichéens, les Montanistes, et leurs pareils se sont aussi dressés contre l'Eglise, et lui ont été l’occasion de luttes non médiocres.

V. Différente est, dit-on, l'erreur des Montanistes. Elle n’est point simple, mais fort variée. Leur dogme essentiel consiste en ceci qu'ils prétendent que Montan est l'Esprit saint, et qu'il est aussi tout à Îla fois, le Logos et l'Esprit. [ls posent en principe qu'il y a huit ciels. Ils exposent en détail les châtiments affreux du monde à venir : il y aura là, disent-ils, des dragons et

GERMAIN DE CONSTANTINOPLE

γὼ) δ ͵ χαταχαίειν τοὺς ἀδίχους χαὶ ετέρους ω ? \ - - \ VAS ἀποχρέμασθαι ἀπὸ τῶν σαρχῶν, χαὶ ἀλλα τινὰ Tr ματαιοσύν μυθολογοῦσιν θη ματαιοσυνὴς ἡ % ἧ , Ἂν 7 “1 Eiç χρίσιν δὲ τοὺς Ex πορνείας ἢ μοιχείας 3, A as 4 γεννηθέντας ἄγεσθαι χαὶ χολάζεσθαι, ὑπὸ χολαστήρια τὰ δεινότατα, ὅτι τε , 7 “1 ᾽ ss μόνον ἐχ τούτων γεγέννηνται, XAV αὐτῶν δ βίο 1 LVOU.O Louxev. πλὴν βίος un παράνομος πέφυχεν. AAA SA \ € , !

? e , = - ᾽ SJ μετ ŒUTOMMEVESTOELC GUVAYOYAIS αὐτῶν

2 ! A el \ / ἀνέχονται, χαὶ ἕτερα δὲ πάμπολλα

Ταῦτα νυ δὲ οἱ τῆς éfarvérou αὐτῶν τῷ Si - / 2 7 “ δοχεῖν μοίρας ἐπείγονται διαπράττεσθαι τῶν λοιπῶν, χαὶ ἕτερα πλείω τούτων ? -ὦ δεδραχότων ἔργα ἀσεβείας, χαὶ τῷ βίῳ (a PT , - « “A A ? ἈΓῈΣ ἐπισφαλῆ, καὶ χρημνῶν πλήρεις ἀτραποὺς 2 ξ x Ἐ Σλέ ὡς δὲ \ γι ἐξηπλωχότων᾽ ἐλέγχεται δὲ χαὶ τούτων h σχοτώδης νομοθεσία χαὶ ὑπὸ τῶν πᾶλαι γεγενημένων διδασχάλων ἡμῶν. "Er:

€ fe

ὑτοψεὶ ονότος. ἐν τῇ Acta αὐτοψεὶ παραγεγονότος n : Acta

πρὸς Movravov, l'oxtoù τότε ἀνθυπα-

/ \ Ν SJ VA ? --τεύοντος, χαὶ τὸν λαλοῦντα ὃι αὐτοὺ

ἡοιπὸν ὃς xat ὕπο Βασιλείοῦ του

μεγάλου, χαὶ ᾿᾿ἰπιφανίου τοῦ Kumotou

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