SERRES ΕΟ ΧΥΣ, 1532 ΤΙ ΘΙ ΠΕ ΈΧΧ
V. g. pour l’époque de l’axur d’'Apollonius, qu'il place sous Commode et Θόνόγο =NtS0-211)hencombinantilés données d'Eusébe Η. Ε., Ν, τχ ΘΝ, XVIII, 12. — De même, ὃ zix l'indication chronologique relative ἃ Gaius est déduite d’H. Ε., ὙΠ ΧΙ
9 L'erreur de Jérôme au sujet de Rhodon a été notée plus haut (p. xx1). Au $ XL il attribue à Apollonius une indication sur le genre de mort de Montan et de ses prophétesses, qui, en fait, se trouve, non pas chez Apollonius, mais chez l’Anonyme (H. E., V, xv1, 13). On pourrait admettre à la rigueur qu’Apollonius ait aussi rappelé dans son ouvrage cette fin lamentable : mais comme Jérôme travaille uniquement d’après Eusèbe et ne sait rien de plus que lui, la confusion est patente.
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XCIV INTRODUCTION
seuls qu'il fournisse sont ceux qui concernent Tertullien dans ses rapports avec le Montanisme : au ὃ XL, 1l indique sommairement la contexture du traité sur l’Extase ; au ὃ ΧΧΙν, il donne un échantillon de la polémique de Tertullien dans ce traité. Enfin au ὃ 1Π|, 1] nous apprend que la défection de Tertullien aurait été amenée par la jalousie et les outrages des clercs de l’Église romaine. Ce sont là des données de grand intérêt, et qu'on ne retrouve pas ailleurs.
Au surplus, saint Jérôme, en certaines parties de son œuvre, a envisagé le Montanisme d’un coup d’œ1il plus personnel qu'on ne serait disposé à le croire par ce qui vient d’être dit.
Il y ἃ un aspect du Montanisme auquel 1] ἃ prêté une attention particulière : c’est le problème de la prophétie extatique. Jérôme a beau employer ici et là, dans ses traités d’exégèse, des formules qui semblent faire de l'inspiré l’instrument passif de l'Esprit 1: quand il examine théoriquement le problème de l'inspiration, 1l à grand soin de marquer que l’influx divin laisse au croyant sa pleine intelligence, sa pleine conscience 2. Ce point de vue, notons-le, était déjà celui d'Origène, dont Jérôme a si fortement subi l’action intellectuelle $. Il était donc prédisposé à traiter avec une particulière défaveur les idées montanistes sur l’obnubilation de l'intelligence du prophète. Il savait les discussions qu’elles avaient provoquées, les résistances qui, de très bonne heure, s'étaient affirmées du côté catholique ; 1l avait lu le de Ecstasi où Tertullien traitait ex professo la question. C’est donc en connaissance de cause qu'il prend parti et qu'à plusieurs reprises, 1] insiste avec ironie et dédain sur les invraisemblances de la thèse montaniste 4.
1 V. g. celle-ci (1η Eph., v, 14; P. L., ΧΧΝῚ, 525) « …….Apostolum Spiritu sancto plenum repente in uerba quae in se Christus loquebatur erupisse atque dixisse. Cf. In Esechiel Re A (PEER NV TON
2 Cf. LupwiG SCHADE, die Inspirationslehre des hl. Hieronymus, dans les Biblische Studien, XV, 4-5, p. 20; 22 et s., Fribourg-en-Brisgau, 1910.
8 Voir en particulier le Contra Celsum, VII, 111-1V (KŒTScHAU, dans CB, Origenes, t. II, Ὁ. 156) ; le de Principiis, ΠῚ, 1V (KæTscHAU, dans CB, τ ΚΝ; p. 261; P. G., Χι, 317) ; in Ezech. Hom., VI, 1 (P.G., XIII, 709). — GRÜTZMACHER, Hieronymus, IT, 115, va jusqu’à dire (mais avec une exagération manifeste) « Ueberall wo Hieronymus gegen Marcion, Tatian und die Montanisten polemisiert, kônnen wir mit Sicherheit auf Benutzung des Origenes schliessen, da Hieronymus nur aus dieser Quelle etwas über die alten Häretiker weiss. » De même, II, 257.
INTRODUCTION XCV
Il faut encore souligner et retenir le renseignement inclus dans le Commentaire sur l'Épiître aux Galates au sujet de la persistance en Galatie de la secte cataphrygienne, des Passalorynchites, des Ascodrugites et des Artotyrites 1. On se demande, au premier regard, si Jérôme ne l'aurait pas emprunté au Panarion d'Épiphane (XLVIII, x1v,) où tous ces noms se trouvent groupés, — sauf celui des Artotyrites qui figure un peu plus loin (XLIX, ἡ — et où la diffusion des Cataphrygiens en Galatie est justement signalée. Le Commentaire sur l'Ép. aux Galates, ayant été composé vers 3806, la chronologie ne s’opposerait pas à l'hypothèse d’un démarquage. D'autre part, saint Jérôme laisse entendre qu'il connaît personnellement les faits qu'il rapporte (Scit mecum qui uidit, etc...). Or, il avait passé par la Galatie peu après 373 lors de son voyage d’Aquilée à Antioche ?. Il avait donc pu observer de uisu le pullulement des sectes dans cette contrée et noter le nom baroque de quelques-unes d’entre elles. Dès lors sa remarque ne fait pas double emploi avec celle d’Épiphane : elle la confirme, et justifie notre conclusion à, d’après laquelle c’est bien l’état contemporain du Montanisme, entre 370 et 375, qu'Épiphane a décrit dans la dernière partie de son exposé.
Il est enfin une lettre où saint Jérôme nous livre didactiquement toute sa pensée sur le Montanisme, C’est l’Ép. xL1 adressée à Marcella, entre 382-385, pendant le séjour de Jérôme à Rome, à propos d’un incident qui est raconté au début et qui avait induit Marcella à consulter son pédagogue spirituel 4 Jérôme y détermine avec une précision quasi juridique les points où les montanistes s’écartent, selon lui, de la doctrine catholique. Ces points sont les suivants : a) L'interprétation des textes de l'Évangile de saint Jean où le Sauveur annonce qu'il enverra le Paraclet ; b) Leur sabellianisme ; c) l’assimilation des secondes noces à l’adultère ; d) le triple carême annuel obligatoire ; e) leur organisation hiérarchique où les évêques ne viennent qu'au troisième rang ; /) leur rigorisme en
ÉSECD- CII τ κι Tandem in incerto peregrinationis erranti, cum me Thracia Pontus atque Bithynia, totumque Galatiae et Cappadociae iter et feruido Cilicum terra fregisset aestu, Syria mihi uelut fidissimus naufrago portus occurrit, » Cf. GRüTZ- MACHER, Hieronymus, I, 43.
8 Voy. plus haut, Ὁ. LxiIvets.
4 No 1186.
XCVI INTRODUCTION
matière pémtentielle ; g) (sous réserve) le meurtre rituel ; ἢ) leur conception des révélations successives.
Où Jérôme a-t-1l puisé pour établir ce compendium ?
Quoi qu'en disent Hilgenfeld 1 et Bonwetsch ?, je doute fort que Jérôme ait compulsé les documents originels de la lutte antimontaniste, tels que l’opuscule de l’Anonyme d’Eusèbe ou l'ouvrage d’Apollonius à. S'il avait pris avec ces documents une connaissance personnelle et directe, il ne se serait pas contenté, dans son de Viris 1llustribus, composé plusieurs années après la lettre à Marcella, de calquer servilement, comme 1] l’a fait, le texte d'Eusèbe : 1] aurait eu l’amour-propre de mettre en œuvre ses propres souvenirs et ses propres lectures.
A-t-1l exploité, comme le veut ἃ. Ficker (ZKG, XXVI, p. 459-461) la Διάλεξις Movravioroù χαὶ ᾿Ορθοδόξου 4? Cela encore me paraît fort douteux. Ficker marque, entre ΤΕ. x11 et cette Discussion, les rapprochements suivants
1° Les festimonia de Tohannis euangelio congregata auxquels Jérôme fait allusion (ὃ 1) se trouvent en assez grand nombre dans la Διάλεξις 5.
29 La position que prend l’orthodoxe à l’égard de l’objection montaniste tirée de la permanence nécessaire du charisme prophétique dans l'Église est analogue à celle où s'établit Jérôme ($ 11) 6.
3° L’orthodoxe incrimine la doctrine trinitaire des montanistes 7. C'est également ce que fait Jérôme ($ 1x).
4 L'économie de la révélation montaniste, telle que l’explique le montaniste au début de la Dascussion 8 est substantiellement pareille à celle que décrit Jérôme ($ 1rv), et des deux côtés est cité le tEXte 1 CO ΤΕ ΟΣ
5° Saint Jérôme appelle Montan abscisus et semiuir ($ 1V). Or la Discussion le désigne par les mots 6 τοῦ ᾿Απόλλωνος ἱερεύς, ... ὃ ἱερεύς