CANON DE MURATORI
11. — (éd. G. Rauscnen, Florilegium patristicum, fase. III [1905], p. 35, 1. 81-85). ROomentEntresro)tet2i10
Arsinoi autem seu Valentini uel Miltiadis nihil in totum recipimus; quin etiam nouum psalmorum librum Marciani? conscripserunt una cum Basilide Asiano Cataphrygum constitutore.
Mais d'Arsinous ou de Valentin ou de Miltiade nous ne recevons absolument rien. Bien plus, les disciples de Marcus ont écrit un nouveau livre de psaumes, en même temps que Basilide l’Asiatique, fondateur (de la secte) des Cataphrygiens.
PASSIO SS. FELICITATIS ET PERPETUAE
12 S 1 (éd. Runozr KNopr, Ausgew. Märtyreracten, dans la Sammlung KRüÜGER
Tübingen et Leipzig, 1901, p. 44. Ὁ. von GEBHARDT, Ausgew. Märtyreracten, p. 61.)
Carthage ? 7 mars 202 ou 203 à.
Si uetera fidei exempla, et Dei gratiam testificantia et aedificationem hominis operantia, propterea in litteris sunt digesta, ut lectione eorum quasi repraesentatione rerum et Deus honoretur et homo confortetur, cur non et noua documenta aeque utrique causae conuenientia et digerantur? uel quia proinde et haec uetera futura quandoque sunt et necessaria posteris,
1 ScHanz, IIT?, 492.
? Le ms. porte Marcioni.
PRSCHANZ {{Π185,.470.
Si les antiques exemples de foi qui attestent la grâce divine et où l’homme trouve à s'édifier ont été consignés par écrit afin que la lecture, rendant les choses comme présentes, procure honneur à Dieu et réconfort à l’homme, pourquoi des documents récents, parfaitement adaptés à ce double but, ne seraientils pas également recueillis ? Quelque jour ils deviendront antiques
ΓΟ PASSIO SS. FELICITATIS ET PERPETUAE
siin praesenti 500 tempore minori deputantur auctoritati, propter praesumptam uenerationem antiquitatis. Sed uiderint qui unam uirtutem Spiritus unius sancti pro aetatibus iudicent temporum : cum malora reputanda sunt nouitiora quaeque ut nouissimiora, secundum exuperationem gratiae in ultima saeculi spatia decretam. « In nouissimis enim diebus, dicit Dominus, effundam de Spiritu meo super omnem carnem, et prophetabunt filii filiae- QueéñeortTé EC tStDeMSenRUos met ancillas meas de meo Spiritu effundam : et iuuenes uisiones uidebunt, et senes somnia ΠΣ c'es ic lo Lt 8 Itaque et nos qui sicut prophetias ita et uisiones nouas pariter repro-
somnia-
missas et agnoscimus et honoramus, ceterasque uirtutes Spiritus sancti ad instrumentum Ecclesiae deputamus, Cui et missus est idem omnia donatiua administrans in omnibus prout unicuique distribuit Domiπὼς [οἰ απ, IE CUT 17), necessario et digerimus et ad gloriam Dei lectione celebramus ; ut ne qua aut imbecillitas aut desperatio fidei apud ueteres tantum aestimet gratiam diuinitatis conuersatam, 5116 in martyrum siue in reuelationum dignatione : cum semper Deus operetur quae repromisit, non credentibus in testimonium, credentibus in beneficium.
Et nos itaque quod audiuimus <et
à leur tour, et familiers à la postérité, — Si, à l'heure qu'il est, on ne veut leur attribuer qu'une autorité moindre à cause du préjugé qui fait respecter ce qui est ancien. Mais tant pis pour ceux qui tiennent compte des époques pour juger la vertu toujours semblable de l’Esprit-Saint, qui est toujours le même ! Ce sont pourtant les (faits) plus récents qui devraient être considérés comme les plus grands, puisqu'ils arrivent en tout dernier lieu, conformément à ce débordement de grâces voulu (par Dieu) pour les temps ultimes de l'univers. « Dans les derniers temps, dit le Seigneur, je répandrai de mon Esprit sur toute chair, et leurs fils et leurs filles prophétiseront. Je répandrai de mon Esprit sur mes serviteurs et mes servantes.
Les jeunes gens auront des visions et les vieillards des songes. » C'est pourquoi nous autres qui reconnaissons et honorons aussi bien les prophètes que les visions nouvelles également promises, et qui incorporons toutes les autres manifestations de l'Esprit saint dans l’appareil (scripturaire) de l'Eglise, à laquelle l'Esprit lui-même a été envoyé, répartissant ses grâces entre tous selon l’ordre établi par le Seigneur, nous nous faisons une obligation de classer par écrit (ces faits nouveaux) et de les divulguer en les lisant pour la gloire de Dieu.
Car nous ne voulons pas qu’une foi
HIPPOLYTE DE ROME [τ
uidimus> et contrectauimus annuntiamus et uobis (cf. | JEAN, 1, pet 3), fratres et filioli :: ut et uos qui interfuistis rememoremini gloriae Domini, et qui nunc cognoscitis per auditum communionem habeatis cum sanctis martyribus, ἘΓρδΙ τος Christo, cui est claritas et honor
cum Domino Îlesu
in saecula saeculorum. Amen.
faible, une foi aux abois aille s’imaginer que la grâce divine n’a habité que chez nos aïeux, dans l'éclat des martyrs ou des révélations. Toujours Dieu réalise ses promesses, témoignages pour les infidèles, bienfaits pour ceux qui croient en lui.
Et donc, nous aussi, frères et chers enfants, à vous aussi nous annonçons ce que nous avons entendu, vu et touché; afin que vous qui en avez été témoins vous ayez souvenir denlawsloirendun Seigneur, (5.
vous qui les avez ouï raconter, vous soyez en communion avec les saints martyrs, et par eux avec Notre Seigneur Jésus-Christ, à qui appartient
la splendeur et la gloire pendant les
siècles des siècles. Amen.