‹ Les sources de l'histoire du montanismeChapitre 86 sur 207 · CYRILLE DE JÉRUSALEM · texte numérisé non relu

CYRILLE DE JÉRUSALEM

δ. — Καταχήσεις, XVI, vin (P. G., χχχπι, 928). Jérusalem, 347-8 1.

Μισείσθωσαν οἱ χατὰ Φρυγὰς, xai

\ e -- Ὁ Πα \ € Movravos, ὁ τῶν χαχῶν ἔξαρχος, χαὶ αἱ

χαὶ ΠΠρισχίλλα. ‘O γὰρ Movtavds οὗτος, ὃ παρεξεστηχὼς vai μανιώδης ἀληθῶς

? \ 7 Cr => ΕῚ \ , [οὐ γὰρ ἄν εἶπε τοιαῦτα, εἰ un ἐμαί-

VETO), αὐτὸν εἰναι

am?

ἐτόλμησεν εἰπεῖν τὸ ἅγιον Πνεῦμα ὃ αθλιώτατος, χαὶ μ 2 \ ? = πάσης αχαθαρσίας καὶ ἀσελγείας πεπλη- , ” \ -- φᾷ δὰ ρωμένος * αὔταρχες γὰρ τοῦτο διὰ συσσήμιων εἰπεῖν, τῶν παοουσῶν YUVALX OV { el 71 \ !

σεμνότητος Evexev. Kai [Πέπουζαν μιχρότατον χωμύδριον ἐν τὴ Φρυγίᾳ χκατα- “Ἃ \ Ὸ- € \ “5 λαῶν. χαὶ Ψευδὼς ᾿Ιερουσαλὴμ. ὀνομάσας τοῦτο᾽ χαὶ ἀθλιώτατα παιδία γυναικῶν \ ! \ "ἢ , μικρὰ σφάττων, χαὶ χαταχόπτων εἰς u f Ἵ αθέμιτον βρῶσιν, ποοφᾶσει τῶν χαλου- ; ᾽ = / [ox æ μένων παρ αὐτοῖς μυστηρίων (διὸ μέχρις πρώην ἐν τῷ διωγμῷ, τοῦτο ποιεῖν ἡμεῖς (4 NUS x 7 \ ὑποπτευόμεθα, διὰ TO χαχείνους TOUS

\ S — \ € f SA Movtravous, φευδῶς μιὲν ὁμιωνύμος δὲ,

σὲ NS ΠᾺΡ Geluc χαὶ ἀπανθρωπίας πεπληρωμένος,

RL Εἰ \ ὃ ἀναπολόγητον ἔχων τὴν χαταδίχην.

1 BATIFFOL, p. 236.

Maudits soient les Cataphrygiens, et Montan, le chef de ces méchants, et aussi ses deux prophétesses, Ce Mon-

tan, tel un homme qui a perdu la

Maximilla et Priscilla.

raison, tel un insensé, oui, vraiment — car il n'aurait pas parlé ainsi, 511 n'avait pas été fou — osa affirmer qu'il était lui-même le Sainte ESpritneluisvcennmisérable, souillé de toutes les impudences, de toutes les audaces ; — il suffit de dire ces choses par signes [= à mots couverts], à cause du respect qui est dû aux femmes présentes. Il occupa Pépuze, un petit bourg infime de Phrygie, et lui donna le nom mensonger de Jérusalem. [1 égorgeait d’infortunés petits enfants et les coupait en morceaux pour une criminelle nourriture, sous prétexte de ce qu'ils appellent leurs « mystères ».

Voilà pourquoi jusqu'à ces derniers temps, dans la persécution, on nous soupçonnait de ce forfait, vu que les Montanistes, portant mensongèrement le même nom que nous, étaient appelés, eux aussi, chrétiens.

Montan osa déclarer qu'il était le saint Esprit — lui, cet être d'impiété et d’inhumanité, lui, sur qui pèse une condamnation sans excuse !

Page 1