‹ Les sources de l'histoire du Montanisme, textes grecs, latins, syriaquesChapitre 130 sur 339 · CXXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CXXX INTRODUCTION

ture générale, est étroitement apparenté au chap. V, ΧΧΠ de Socrate, renferme pourtant aux $ 2 et 7 des détails nouveaux sur l’organisation épiscopale des montanistes et sur leurs jeûnes. — Cet ordre de questions paraît avoir attiré spécialement l'attention de Sozomène. En effet, les indications qu'il fournit au livre VII, XVIII, 12 et 8. ne se retrouvent point ailleurs, et nous font connaître les principes des montanistes de son temps sur la détermination chronologique de la fête de Pâques. Malheureusement le passage est obscur vers la fin, et a prêté à des controverses que j'aurai l'occasion de résumer 1.

La notice de Théodoret dans son Αἱρετιχῆς χαχομυθίας ἐπιτομή ? ne nous fournit rien de nouveau. On sait d’ailleurs que ce précis — sauf au IVe livre, là où Théodoret traite des hérésies les plus voisines de lui, — n'est autre chose qu'une compilation, tirée pour la plus grande part d’Irénée, d'Eusèbe et des Phulosophoumena à.

Le compte rendu sur les montanistes procède surtout d’Eusèbe on peut s’en assurer en y comparant l’Hast. Eccl., V, XV1, 7 ; V, XIV; V, XVIII, 2 et aussi (pour la partie finale) V, xv1, 1; V, Xvuux, 1; IL, xXv, 6 (et passages parallèles). — Théodoret s’est trouvé un peu embarrassé en présence des affirmations contradictoires relatives à l’orthodoxie trinitaire des montanistes, telles qu'il les pouvait trouver chez Épiphane d’une part (1l l'utilise à l’occasion), dans les Philosophoumena d'autre part. Il s’en tire en les juxtaposant d’une façon qui n’a d’ailleurs rien de paradoxal. Fort raisonnable aussi est l’explication qu’il donne des différentes étiquettes par où l’on désignait la secte ; fort prudente sa réserve relativement aux mauvais bruits qui couraient sur les mystères montanistes. Ce qu'il dit des livres prophétiques de Priscilla et de Maximilla et du cas qu’en font les Cataphrygiens est probablement déduit de Phlos., VIII, xix. Somme toute, l'aperçu de Théodoret est circonspect et sage, sans aucune donnée originale.

1 Cf. La Crise Montaniste, p. 515 ets.

2'Ne 17%

3 Voy. VOLKMAR, Hippolytus und die rôm. Zeitgenossen, Zürich, 1855, p. 42- 46 ; R. A. Lrpsius, Quellenkr. Epiph., p. 43 et s.; HARNACK, ACL., 151.

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