‹ Les sources de l'histoire du Montanisme, textes grecs, latins, syriaquesChapitre 133 sur 339 · INTRODUCTION CXXXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION CXXXIII

Le chapitre ΧΙΧ de l’Zndiculus est emprunté pour moitié à saint Augustin avec quelques changements d'expression qui comportent des « jugements de valeur » et mettent en relief le caractère détestable de l’hérésie montaniste ; pour moitié au de Varis 1llustribus de saint Jérôme.

L'auteur ne s’attarde pas aux particularités dogmatiques de l’erreur phrygienne. Il va droit au meurtre rituel, qu'il présente comme un grief authentique sans l’atténuer d'aucun mot de doute. La description qu'il en donne procède de celle d’Augustin.

Dans la seconde partie du chapitre, l'anonyme utilise le $ XL du de Viris illustribus, et 11] transcrit (sauf quelques modifications tout à fait insignifiantes) la traduction que Jérôme y avait donnée d’'Eusèbe, 4. Ε., ΕΚ ΘΕ MES V2 10 D fa

Le chapitre xx relatif aux Artotyrites dérive du chapitre XXVIIT du de Haeresibus de saint Augustin, comme le prouve la phrase dicentes…. celebrataim qui représente une interprétation personnelle à Augustin.

M. G. Krüger a conçu d’une autre manière la dépendance entre Augustin et l’auteur de l’Zndiculus 1. Il place la rédaction de l’Zndiculus vers 400, une trentaine d'années avant le Liber de Haeresibus d'Augustin. Voici les raisons qu'il allègue.

Il s'appuie en premier heu sur le chapitre LxxxI1 du de Haeresibus Liber de saint Augustin. Augustin y remarque que ni Épiphane, ni Philastre n'ont rangé les Lucifériens parmi les hérétiques, ce qui lui donne à penser qu'ils les considéraient seulement comme schismatiques. Mais 1] ajoute ceci :

« Apud quendam tamen cuius nomen in eodem eius opusculo non inueni, in haereticis Luciferianos positos legi per haec uerba : Luciferiani, inquit, cum teneant in omnibus catholicam ueritatem, in hunc errorem stultissimum prolabuntur, ut animam dicant ex transfusione generari, eamdemque dicunt et de carne et de carnis esse substantia. »

Or, cette indication qu'il déclare avoir rencontrée chez un écrivain anonyme, nous la retrouvons mot pour mot au ὃ xxv de l’Zndiculus de Haeresibus. N’y a-t-il pas lieu de conjecturer que c’est là que saint Augustin l'avait recueillie Ὁ

M. Krüger constate d'autre part que le pseudo-Hieronymus fait preuve d'une certaine personnalité dans le choix de ses sources. Aïnsi, ce qu'il

1 Jbid., p. 65.

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