CXXXIV INTRODUCTION
dit au ὃ xx1v des Aieracitae (c'est des disciples d’'Hieracas qu'il est question) parait emprunté directement à la lettre d’Arius reproduite par Athanase dans son de Synodis 1. L'auteur semble connaître également le Περὶ ὀγδοάδος de saint Irénée, d’ après le contenu de son $ vi, et il utilise, en plusieurs passages (ὃ II, XVII, XIX, XXX, XXXI, XXXII), le de Viyis 1llustribus de saint Jérôme.
La démonstration de Krüger, pour habile qu’elle soit, ne me semble pas absolument convaincante. Le pseudo-Hieronymus a fort bien pu copier telle quelle, dans saint Augustin, la notice que celui-ci avait extraite d'un anonyme. D'autre, part 1] est le seul, avec Isidore de Séville, à mentionner les Genistae et les Meristae parmi les hérétiques antérieurs au Christianisme ?. L'interprétation qu'ils donnent l’un et l’autre des erreurs de ces deux sectes d’après l'étymologie de leur nom même est conforme aux habitudes d’Isidore, grammairien aussi impénitent que fantaisiste. Il est dès lors vraisemblable que Pseudo-Hieronymus utilise là Isidore, de même que dans les autres passages où 115 se rencontrent 8, L’Zndiculus doit donc être rejeté après le début du VII siècle.
Jean de Damas suit le Panarion d'Épiphane. C’est dans cet de. que pour les soixante-dix-neuf premiers chapitres de son Πεοὶ αἱοεσέων il s’est approvisionné presqu'uniquement. Ce qu'il dit du Montieione procède -du Pan., XLVIII, 1 ; παν xv ; XLIX, 1 et r1: 1l a laissé de côté la partie de pure polémique et n’en ἃ extrait que les renseignements les plus généraux. Il serait peut-être imprudent de considérer comme une donnée propre à Jean de Damas la détermination géographique de Pépuze : il est à craindre que Jean l’ait arbitrairement déduite du Pan., XLVIIT, xIv, là où Épiphane observe que la secte existe encore « en Cappadoce, en Galatie et en Phrygie4 ». La rencontre de ces trois noms chez Épiphane d’une part, chez Jean d'autre part (qui exploite Épiphane pour tout le reste), légitime cette suspicion. Quant à la mention d’une « autre Pépuze »,
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? Ps.-Hier., ὃ vi et vi1; Isidore Hispal., $ vrr-vint. Ces Γενιστα et ces Μερισταΐ
sont nommés par saint Justin dans le Dial. avec Tryphon, LXXX, 4, et ne réapparaissent nulle part ailleurs.
3 Ces analogies, pour la plupart très étroites ou même littérales, sont relevées par ŒHLER dans son édition de l’Indiculus. (Voy. ὃ X, XII, XV, XXXII, XXXIII, XXXIV.) 4 Sources, p. 137, 11 et 8.