HARNACK
1, 934). Date incertaine !.
Mais le Dieu tout puissant, dans sa giâce si prévoyante, « en répandant de son Esprit durant ces derniers jours sur toute chair, sur ses serviteurs et ses servantes », à l’encontre de ces esprits d’incrédulité et de perversité, a vivifié, en une phase laborieuse. la foi en la résurrection de la chair et a débarrassé de toute obscurité et de toute équivoque les instruments antiques dont «11 a éclairé lumineusement les mots et les pensées. Ccmme « il était nécessaire qu'il y eût des hérésies pour que les bons fussent connus », et que ces hérésies n’eussent pu rien entreprendre si les Ecritures ne leur en eussent fourni quelqu'occasion, il semble que les instruments antiques leur aient procuré parfois leur matière — matière réfutable, au surplus, par l'Ecriture ellemême. Mais il ne fallait pas que l'Esprit saint différât plus longtemps l’'effusion de ses paroles, capables de répandre des semences qui fussent pures de toute malice hérétique, et même d’extirper l’ancienne ivraie. Voilà pourquoi il a dissipé toutes les ambiguités de jadis et les paraboles arbitraires par
208/9-213 ; ADam : peu
inundantem. Cuius si hauseris fon-
tes, nullam poteris sitire doctrinam, nullus te ardor exuret quaestionum : resurrectionem quoque carnis usquequaque potando refri-
gerabis.
Haeretici nuptias auferunt, psychici ingerunt. [li nec semel, [51] non semel nubunt. Quid agis, lex Creatoris? Inter alienos spadones et aurigas tuos tantundem quereris de domestico obsequio quantum de fastidio extraneo. Proinde te laedunt qui abutuntur quemadmodum qui non utuntur. Verum neque eiusmodi laudanda, quia haeretica est, neque licentia defendenda, quia psychica est. Illa
continentia
blasphemat, ista luxuriat; illa destruit nuptiarum Deum, ista con-
1 NOELDECHEN : 217-221 ; MONCEAUX :
vers 220.
après 213; HARNACK :
une explication claire et limpide de toute la foi, au moyen de la nouvelle prophétie dont le flot découle du Paraclet. Si vous puisez à ses sources, vous ne pourrez plus avoir soif d'aucune doctrine, ni être brûlé de la fièvre d'aucun problème. En buvant toujours aussi la résurrection de la chair, vous serez rafraichi.
2927 = "Me Monogamia, 1 (ŒuxLER, 1, 761 ; P. L., 11, 970). Date incertaine !.
Les hérétiques suppriment les noces, les psychiques les accumulent. Les premiers ne se marient pas même une fois; les seconds se marient bien plus d’une fois. Que fais-tu. Loi du Créateur ? Entre ces eunuques avec qui tu nas rien de commun et ces gens de haras ?, tes serviteurs, tu gémis autant de l’empressement des tiens que des mépris de ceux du dehors. Tu te trouves également blessée, et par ceux qui abusent et par ceux qui nusent point. Maisniunecontinencecomme
peu après 217-218 ; ADAM :
2 On lit dans Varron, Rer. rustic, 11, vir, ὃ : « Admittere oportet, cum tempus anni uenerit bis die mane et uespere. Peroriga enim appellatur quisquis admittit. ΕΟ. enim adiutante equae alligatae celerius admittuntur, neque equi frustra cupiditate impulsi semen eiciunt. » RiGaucr (dans (ŒuLer, 1. 761) s’autorise de ce texte pour proposer perorigas dans le passage du de Monog. H. KeiL a consacré une note spéciale à cet endroi: du Rer. rustic. (Archiv. f. lat. Lexic., 1 [1884], p. 290-1). Le rapprochement de deux autres textes de Varron (Il, vir, 9; Il, vin, 4) l’induit à affirmer qu'il faut lire « bis die mane et uespere per origam. Sic appellatur quisquis admittit. » (Le sic est une conjecture que KEIL propose simplement }) — L’origa (ou auriga) est donc, chez Varron, le valet chargé de surveiller l'accouplement des chevaux. Cette association d'idées, encore accentuée par le contraste de spadones, explique le choix du mot dans ce début du de Monogamia.
fundit. Penes nos
spiritales merito dici facit agnitio
autem, quos spiritalium charismatum, continentia tam religiosa est quam licentia uerecunda, quandoquidem ambae cum Creatore sunt. Continentia legem nuptiarum honorat, licentia temperat : illa non cogitur, ista regitur ; illa arbitrium habet, haec modum. ÜUnum matrimonium nouimus, sicut unum Deum. Magis honorem refert lex nuptiarum, ubi habet et pudorem. Sed psychicis non recipientibus Spiritum ea quae sunt Spiritus non placent. [ta, dum quae sunt spiritus non placent, ea quae sunt carnis placebunt, ut contraria spiritus. « Caro, inquit, aduersus spiritum concupiscit, et spiritus aduersus carnem. » (Gal., V, 17.) Quid autem concupiscet caro quam quae maygis Carnis sunt?
Propter quod et in primordio extranea spiritus facta est. « Non, inquit, permanebit spiritus meus in istis hominibus in aeuum, eo quod caro sint. » (Genèse. vi, 3.)
celle-là n'est louable, vu qu'elle est hérétique, ni une pareille licence n'est excusable, vu qu'elle est psychique. D'un côté, le blasphème :
de l’autre, le libertinage ; l’une détruit le Dieu du mariage, l’autre le fait rougir. — Chez nous au contraire qui justifions notre nom de « Spirituels » par ce fait que nous reconnaissons les charismes spirituels, la continence est aussi religieuse que l'usage est pudique, car l’une et l’autre sont en harmonie avécrlenCréateur mlamicontinence honore la loi du mariage, l'usage en profite avec tempérance. L’une n’est point contrainte, l’autre admet un frein. La première dépend du libre choix, la seconde s’assujettit à une juste limite. Nous ne connaissons qu'un mariage, de même qu'un seul Dieu. La loi du mariage comporte un surcroît d'honneur, quand elle s'associe à la pudeur.
Mais, n'admettant point l'Esprit, les psychiques ne peuvent se complaire dans les choses qui sont de l'Esprit. Et n'y ayant aucun goût, les choses charnelles emportent leurs sympathies, justement parce qu'elles sont contraires à l'esprit :
« La chair, dit (l’Apôtre), a des désirs hostiles à l'esprit, et l'esprit à la chair. » Or qu'est-ce que la chair peut désirer, sinon ce qui est surtout de la chair? Voilà pourquoi dès l’origine elle est devenue étran-
gère à l'esprit : « Mon esprit, est-il