éd. Ducesne, t. 1 [1886], p
Innocentius [401-407], natione Albanense, ex patre Innocentio, sedit-ann..-XV :m. 11 ΠΟΙ ΠΟ constitutum fecit de omnem eccle-
5 siam et de regulis monasteriorum et de iudaeis et de paganis et multos Catatrigas inuenit, quos exilio monasterii religauit.
Innocent, originaire d’Albanum, né d'un père du nom d'Innocent, occupa (le siège romain) pendant quinze ans, deux mois et vingt et un jours. Îl fit une constitution sur l’ensemble de l'Eglise, sur les règles des monastères, sur les juifs et les païiens. Il découvrit beaucoup de Cataphrygiens, qu'il exila en les enfermant dans un monastère.
SAINT AUGUSTIN
139. — De Agone christiano, xxvur (ZycHa, dans CV, XXXXI [1900], p. 130; PME ExC1309)8077
Nec eos audiamus, qui dicunt
10 Spiritum sanctum, quem in Euangelio Dominus promisit discipulis, aut in Paulo apostolo uenisse, aut in Montano et Priscilla, sicut Cataphryges dicunt, aut in nescio quo
N'écoutons pas non plus ceux qui prétendent que l'Esprit saint, promis par le Seigneur à ses disciples dans l'Evangile, est venu dans l’apôtre Paul, ou dans Montan et Priscilla, comme le disent les Cataphrygiens,
1 La partie la plus ancienne du Liber Pontificalis — jusqu’au pape Félix IV (530) — a été probablement compilée sous Boniface Il (530-532), par un clerc romain CF BARDENHEWER, p. 565. DUCcHESNE admet deux phases dans la rédaction du L. P. : l’une sous Hormisdas (514-523), l’autre sous Félix LIT (526-530). Mommsen la place au début du VII" siècle. Voir Brackmann, dans RES, XI, 442.
2 TiILLEMONT, ἈΠῚ 280.
Manete vel Manichaeo sicut Manichaei dicunt. Tam enim caeci sunt isti, ut Scripturas manifestas non intellegant, aut tam neglegentes salutis suae, ut omnino non legant.
Quis enim, cum legerit, non intelleget uel in Euangelio quod post resurrectionem scriptum « Ego mitto
Domini est dicente Domino :
promissum Patris mei in uos; uos autem sedete hic in ciuitate quousque induamini uirtute ab alto ὃ»
(Luc., xxiv, 49.) Et in Acfibus Apostolorum, posteaquam Dominus a discipulorum oculis abscessit in caelum, decem diebus peractis die Pentecostes non adtendunt apertissime uenisse Spiritum sanctum ; et cum essent illi in ciuitate, sicut eos ante monuerat, impleuisse illos, ita ut loquerentur linguis.
Nam diuersae nationes quae tunc aderant, unusquisque audientium suam linguam intellegebant (Actes, Il, 1-11). Sed isti homines decipiunt eos qui negligentes catholicam fidem, et ipsam fidem suam quae in Scripturis manifesta est, nolunt discere, et quod est grauius et multum dolendum, cum in Catholica neglegenter uersentur, haereticis aurem diligenter accommodant.
SAINT AUGUSTIN
ou dans je ne sais quel Manès ou Manichée, comme le disent les Manichéens. Ces gens-là sont à ce point aveugles qu'ils ne comprennent pas les Ecritures, malgré leur clarté, ou si négligents de leur propre salut qu'ils ne les lisent pas du tout. Peut-on ne pas comprendre, :
pour peu qu'on l'ait lu, ce qui est écrit dans l'Évangile après la résurrection du Seigneur, quand le Seigneur déclare : « Moi, je vous envoie le don que mon Père vous a promis. Quant à vous, demeurez ici dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la force d’en haut. »
Et dans les Actes des Apôtres, quand le Seigneur eut disparu aux yeux de ses disciples et fut monté au ciel, ils ne prennent pas garde que, dix jours plus tard, au jour de la Pentecôte, l'Esprit saint survint de la manière la moins équivoque. Les apôtres étaient dans la ville, selon l’ordre du Christ; l'Esprit les remplit et ils se mirent à parler en langues.
Car, en dépit de la diversité des nationalités alors présentes, chaque auditeur les entendait dans sa propre langue. — De tels hommes dupent ceux qui, insoucieux de la foi catholique, ne veulent pas apprendre leur propre foi manifestement exprimée dans les Écritures, et qui. chose plus grave et plus déplorable encore, sont aussi empressés à prêter l'oreille aux hérétiques que négligents à vivre (selon les règles de) l'Eglise catholique.
SAINT AUGUSTIN
140. — Contra Faustum, xxx, 17 (ZycHA, dans CV, XXV, pars I [1891], p. 777;
Eux 506) Entre 307 et 405 1:
Huc accedit, quia ea dicta sunt in promissione Paracleti, ut Manichaeum post tam multos annos uenientem, ab ista suspicione prorsus excludant. Quia enim post resurrectionem et ascensionem Domini continuo uenturus erat Spiritus sanctus, apertissime dictum est a Johanne : « Spiritus enim nondum erat datus, quia Jesus nondum fuerat clarificatus. » (JEAN, vir, 30.) Si haec itaque causa erat ut non daretur, quia nondum erat clarificatus Jesus, procul dubio clarificato [6511 jam causa erat ut statim daretur. Nam et Cataphrygae se promissum Paracletum suscepisse dixerunt, et hinc a fide catholica deuiarunt, conantes prohibere quod Paulus concessit, et damnare secundas nuptias, quas ille permisit, sub his uerbis insidiantes, quia scriptum est de Paracleto : « Ipse uos inducet in omnem ueritatem »
(JEAN, χνι, 13), quod videlicet non omnem ueritatem Paulus et ceteri Apostoli docuisset ac locum Cataphrygarum Paracleto reseruassent: Ad hoc et 1llud traxerunt, quod Paulus ait : « Ex parte enim scimus, et ex parte prophetamus ;