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ἘΧΥ ΧΚΎΤΙ (CEHLER, (Corps ΠΟΘ Ep. ΡΟ ΙΕ "tin, 506).
Rome,
ou peut-être Afrique. Vers 440 ©.
XXVI. Vicesima et sexta haeresis Cataphryges orti sunt, qui hoc nomen a prouincia, non a dogmate assumpserunt ; quorum auctores fuerunt Montanus, Prisca et Maximilla. Hi itaque aduentum Spiritus sancti a Domino promissum in se
potius quam in apostolis fuisse
XXVI. La vingt-sixième hérésie est celle des Cataphrygiens. Ils tirent ce nom de leur province, non de leur doctrine. Leurs initiateurs ont été Montan, Prisca et Maximilla. Ceux-ci prétendent que 18 venue de l’Esprit-Saint, telle que le Seigneur l'a prédite, s’est opérée en
1 Partie du Pont adjacente à la ville de Polemonium, d’abord appelée Side.
5 Province consulaire, ainsi nommée d'Hélène, mère de l’empereur Constantin. Elle comprenait le Pontus Galaticus et une petite partie de la Paphlagonie.
8 H. v.- ScHuserT, dans TU, N. F., IX, 4 (1903), p. 76.
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asserunt redditum. Secundas nuptias pro fornicationibus habent, et ideo dicunt eas permisisse apostolum Paulum, quia ex parte sciebat, et ex parte prophetabat. Nondum enim uenerat quod perfectum est (cf. [ Cor., xin, 0-10). Hoc autem perfectum in Montanum et in eius prophetissas quas supra diximus uenisse delirant. Hactenus dixerim de Cataphrygis. Caetera quae dicuntur quasi incerta praetereo, de infantis sanguine eos accipere, quod ideo dicimus, ne uideamur ignorare omnia quae de eis dicuntur : hi enim qui contra eos scripserunt
nihil hinc penitus memorarunt.
Scripsit contra eos librum sanctus Soter papa Urbis, et Apollonius Ephesiorum Antistes. Contra quos scripsit Tertullianus presbyter Carthaginiensis. Qui cum omnia bene et prime et incomparabiliter scripserit, in hoc solum se reprehensibilem fecit, quod Montanum defendit, agens contra Soterem supra dictum Urbis papam, asserens falsa esse de sanguine infantis, Trinitatem in unitate deitatis, paenitentiam lapsis, mysteriis eisdem unum pascha nobiscum. « Hoc solum discrepamus, inquit, quod secundas nuptias non recipimus, et prophe-
tiam Montani de futuro iudicio
eux-mêmes et non pas dans les Apôtres. Ils tiennent pour fornication le second mariage, et ils disent que si l’Apôtre l'a permis, c’est qu'il savait en partie et prophétisait en partie. Car la perfection ne s’était pas encore réalisée. Cette perfection, ils estiment, dans leur folie, qu'elle s’est réalisée chez Montan et chez les prophétesses dont nous venons de parler. Voilà tout ce que j'ai à dire sur les Cataphrygiens.
Ce qu'on dit de reste sur leur compte, je le passe sous silence comme n'étant point sûr. Qu'ils recueillent le sang d'un enfant, nous n'en voulons parler que pour ne pas paraître rien ignorer de ce qu'on raconte à leur sujet : car ceux qui ont écrit contre eux n'ont absolument rien rapporté sur ce point.
Ont écrit contre eux saint Soter, pape de Rome, et Abpollonius, évêque d'Ephèse. Tertullien, le prêtre de Carthage, a écrit contre ceux-ci. Dans ses écrits excellents, de premier ordre, incomparables, Tertullien ne s’est rendu répréhensible qu’en ceci qu'il a défendu Montan en plaidant contre Soter, le pape de Rome dont j'ai parlé plus haut. Il affirme que ces histoires sur le sang d'un enfant sont mensongères. (Il admet) la Trinité dans l’unité de la Divinité, la pénitence pour ceux qui ont failli, et, dans les mêmes mystères, une seule Pâque avec nous. « Nous
PRAEDESTINATUS
non recusamus. » Obiciunt quidam Tertulliano quod animam ex traduce, id est animam dixerit ita gigni ex anima, sicut ex corporibus corpus ; quod catholica fides uehementer exsecratur.
XXVII. Vicesima septima haeresis Pepuzianorum, qui a loco quodam nominati sunt quam desertam cCivitatem dicit Epiphanius :
hanc autem isti diuinum aliquid esse arbitrantes, Hierusalem vocant. Tantum dantes mulieribus principatum, ut sacerdotio quoque apud eos honorentur. Dicunt enim duas ecclesias, Quintillae et Priscillae, in eodem civitate Pepuza. Unum sunt cum Cataphrygis. Contemptui autem eos habent, quod se isti Pepuziani ceteris aestiment meliores.
Dicunt enim hanc Pepuzam uillam fuisse Montani, Priscae et Maximillae, et quia ibi coeperunt praedicare et ibi vixerunt, ideo locum appellari Hierusalem. Et quia habitatores loci sunt, ideo ceteris se esse meliores ascribunt. Hos Apollonius superavit Ephesiorum episcopus.
XXVIIT. Vicesima octava haeresis Artotyritas suos uocat, quibus
différons en cela seul, déclare-t-il, que nous n’admettons pas le second mariage et que nous ne rejetons pas la prophétie de Montan sur le jugement à venir. » Certains reprochent à Tertullien d’avoir soutenu que l’âme naît par transmission directe, c'est-à-dire que l’âme sortirait de l’âme, comme le corps s’engendre du corps : doctrine que la foi catholique voue à l’exécration.
XXVII. La vingt-septième hérésie est celle des Pépuziens, ainsi appelés d’un nom de lieu, dont Epiphane dit que c’est une ville déserte. Mais eux, la considérant comme divine en quelque manière, l’appellent Jérusalem. Ils donnent une telle prééminence aux femmes qu'ils les honorent même du sacerdoce. On dit en effet qu'il y a dans cette mémes ville. de Pépuze deux églises, de Quintilla et de Priscilla. [15 ne forment qu'un avec les Cataphrygiens ; mais ils les tiennent en mépris, parce que ces Pépuziens s'estiment supérieurs à tous les autres. Ils prétendent en effet que cette Pépuze fut le bourg de Montan, de Prisca et de Maximilla, et que c’est parce que ceux-ci commencèrent à y prêcher et y vécurent, qu'on l'appelle Jérusalem. Du fait qu'ils habitent ce lieu, ils se considèrent comme supérieurs à tous les autres. Apollonius, :
évêque d'Ephèse, les ἃ vaincus.
XXVIII. La vingt-huitième hérésie est celle des Artotyrites, qui
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hoc nomen oblatio dedit. Offerunt enim panem et caseum, dicentes a primis hominibus oblationes Deo de fructibus terrae et ouium fuisse celebratas. Hos Pepuzianis iungit Epiphanius, contra quos nullus dignatus est nec loqui.
doivent leur nom à leur mode d'oblation. Ils offrent le pain et le fromage, et déclarent que les oblations des premiers hommes à Dieu ont été faites des productions de la terre et des brebis. Epiphane les-joint aux Pépuziens. Personne n'a jugé qu'il valût la peine de parler contre eux.