‹ Les sources de l'histoire du Montanisme, textes grecs, latins, syriaquesChapitre 310 sur 339 · CA · texte numérisé non relu

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τος à Maximilla, in quibus Montanus paraclitum et Priscam et Maximillam prophetas deceptorum hominum uanissimus error obseruat.

Sunt huius haeresis, immo perditionis, infanda mysteria. Nam quotannis unum infantem anniculum perfectum offerunt, ac compuncto uulneribus eius corpusculo in farinam sanguinem eius suscipiunt, sicque panem huius ex scelestissimi frumenti admixtione facientes diabolicum edunt eucharistiae feralissimae sacramentum. Infans autem, si ex compunctione uulneris obierit, obseruatione martyrii colitur : si vixerit, pro ueneratione summi 58cerdotis aspicitur.

Contra horum supra memoratorum prophetas Apollonius, uir disertissimus, scripsit insigne uolumen et longum, asserens Montanum et insanos eius uates periisse suspendio, et multa alia, in

quibus de Prisca et Maximilla “refert : Si negant accepisse munera, confiteantur non esse pro-

phetas qui accipiunt, et mille hoc testibus approbabo. Sed et ex aliis fructibus probantur prophetae. Dic mihi, crinem fucat propheta ? stibio oculos linit? propheta ad tabulas ludit et tesseris? propheta fenus accipit? Respondeant utrum haec fieri liceat, an non. Meum est probare quia fecerunt.

PSEUDO-HIERONYMUS

Prisca et Maximilla. L'erreur stupide d'hommes illusionnés vénère en Montan le Paraclet, en Prisca et Maximilla des prophétesses. Cette hérésie, disons mieux, ce fléau, a d'abominables mystères. Tous les ans, ils offrent un enfant d’une année accomplie; ils transpercent son corps de blessures et en reçoivent le sang dans de la farine; de cet horrible mélange ils composent du pain qui leur sert à accomplir le sacrement diabolique de la plus détestable eucharistie. Si l'enfant meurt de ses multiples piqûres, 1] est honoré comme un martyr; s'il vit, il reçoit les honneurs dus au grand-prêtre.

Contre leurs prophètes un homme éminent, Apollonius, a écrit un ouvrage étendu et remarquable où il affirme que Montan et ses prophétesses insensées se pendirent, et moururent ainsi. Îl rapporte bien d’autres traits encore, parmi lesquels ceux-ci, au sujet de Prisca et de Maximilla : « Si elles nient avoir reçu des présents, qu'elles conviennent -donc que ceux qui en reçoivent ne sont point des prophètes et alors je ferai la preuve avec mille témoins.

Mais il y a d’autres fruits encore par où les prophètes se révèlent comme authentiques. Dis-moi, estce qu'un prophète se teint les cheveux ? est-ce qu'il s’enduit de fard les paupières ἢ est-ce qu'il joue avec des dés sur les tables ? un prophète

PSEUDO-CHRYSOSTOME

XX. Artotyritae in sanctis mysteriis suis ad uicem eucharistiae pane utuntur et caseo, dicentes a primis hominibus oblationem a fructibus terrae et a fructibus ouium fuisse celebratam.

reçoit-il des présents? Quelles répondent : cela est-il permis ou non?

Α moi de démontrer qu'elles ont fait tout cela. |

XX. Les Artotyrites se servent de pain et de fromage dans leurs mystères sacrés en guise d'eucharistie.

Ils allèguent que c’est avec les fruits de la terre et les produits des brebis que les premiers hommes ont offert leurs sacrifices.

PDC ERPSOSTONTE

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Ψευδοπροφήτων, v-vi (P. G., Lix, 559). Date incertaine 1.

À Rome l’apôtre Pierre ne garda pas le silence, au moment voulu, quand Simon -blasphémait. Il le réfuta et le livra à sa perte. Il en va pareillement du fils de Simon, ou plutôt du fils du démon, Montan le souillé, l’impur, l’athée, avec ses deux femmes adultères. L’Apôtre le réfuta avec un grand zèle, montra en lui un ennemi de Dieu, et réduisit au silence le pseudochrist et pseudoprophète (qu'il était).

Où sont ceux qui jadis ont combattu l'Église, rois, gouverneurs, philosophes? Ne sont-ils pas dispersés, morts, réduits à rien ? Où est

1 Au $ vi sont cités parmi les défunts : Aerius, Nestorius, Euodius, Basile le Grand, Athanase, Grégoire de Naziance, Ephrem. Composé en Asie Mineure, au VII siècle, d’après J. FLamion, dans la Rev. d’Hist Ecclés., t. XII (1911), p. 441, n. 3.

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GERMAIN DE CONSTANTINOPLE

l'arrogance, l’audace des Juifs? Où est Simon le Magicien, le premier hérétique, disciple et précurseur de l’antechrist? Où est son funeste rejeton, l'héritier de sa folie et de son impudence, Montan, prince du mal, avec ses deux adultères? Où sont ses prétendus mystères, dignes d'un silence profond, abominables SE TRpUES ς Tout cela n'est-il pas défunt ?

GERMAIN DE CONSTANTINOPLE

908. — Ad Antimum diaconum narratio de sanctis synodis et de subortis iam inde ab origine apostolicae praedicationis haeresibus,

1v-v (P. G., xcviri, 44). Constantinople.

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1 BARDENHEWER, P. 502.

: - 1 Peu après 726 1.

IV. Les Manichéens, les Montanistes, et leurs pareils se sont aussi dressés contre l'Eglise, et lui ont été l’occasion de luttes non médiocres.

V. Différente est, dit-on, l'erreur des Montanistes. Elle n'est point simple, mais fort variée. Leur dogme essentiel consiste en ceci qu'ils prétendent que Montan est l'Esprit saint, et qu'il est aussi tout à la fois, le Logos et l'Esprit. Ils posent en principe qu’il y a huit ciels. Ils exposent en détail les châtiments affreux du monde à venir : il v aura là. disent-ils, des dragons et

GERMAIN DE CONSTANTINOPLE 247

4 ! ? \ -- ὡ . LC ἀποχρέμασθαι ἀπὸ τῶν σαρχῶν, χαὶ ἀλλα

Εἰς χρίσιν δὲ τοὺς EX πορνείας ἡ μοιχείας

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TEUOVTOC, χαὶ τὸν λαλοῦντα ὃ}᾽ι αὐτοὺ A - Ld fe [ὩΣ 1 MN τ Fe > χαὶ τῆς Μαξιμίλλης δαίμονα ἐλέγζαντος

μεγάλου, χαὶ ᾿Επιφανίου τοῦ Kumotou

1 ΟΝ Far μάλιστα χατὰ πασῶν τῶν αἱρέσεων

des lions qui soufferont le feu de leurs narines ; les méchants brüûüleront, tandis que d’autres seront suspendus par leur chair : et ils débitent bien d’autres fables aussi sottes. Selon eux, les enfants nés d’un commerce illicite ou adultère seront jugés et châtiés ; et leur punition sera terrible, pour le seul fait d’être nés de parents coupables, et lors même que leur vie ne serait pas criminelle. [ls n’admettent pas à la pénitence ceux qui ont péché, et n'autorisent pas les digames à prendre part à leurs réunions. On rencontre chez eux bien d’autres traits pareils à ceux-là. Tels sont les abus que ceux qui croient bon d’embrasser cette secte sont obligés de commettre, et ils se rendent coupables de bien d’autres œuvres impies ; ils mènent une vie équivoque et marchent dans des sentiers pleins de précipices. Leur ténébreux code de lois leur a attiré aussi les réfutations de nos anciens didascales. Il y eut un évêque de Thrace qui, allant trouver en personne Montan en Asie, sous le consulat de Gratus, réfuta le démon qui parlait par la bouche de Montan et de Maximilla. Ce démon fut dans la suite réfuté aussi par Basile le Grand et surtout par Epiphane de Chypre, qui av publié un ttaité contre toutes les hérésies. |

248 JEAN DE DAMAS JEAN DE DAMAS 309, — Περὶ αἱρέσεων, Lxxxvir (P. G., xciv, 706). Couvent de Saint-Sabas,

près de Jérusalem. Entre 743 et 754!.

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οἷς GUVATTOYTEL Ἀρτοτυρίται, ŒIDEGEL

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σι \ 3 D γυνα!ς!: ος AHOOL

ε 1 ω 1 19 ἱεοατεύειν. Μυοῦνται dE τινα, xataxev-

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Les Cataphrygastes, les Montanistes et les Ascodrugites admettent l’Ancien et le Nouveau Testament, introduisent en fraude d’autres prophètes, un certain Montan et Priscilla, dont ils font grand bruit.

Les Pépuziens, appelés aussi Quinülliens, auxquels se rattachent les Artotyrites, forment deux hérésies.

Is font partie des Cataphrygastes eux-mêmes, mais ils enseignent d'autres doctrines qu'eux. Ils divinisent Pépuze, ville qui forme le point central entre la Galatie, la Cappadoce et la Phrygie, et ils la considèrent comme une Jérusalem.

[Il y a aussi une autre Pépuze. Ils permettent aux femmes de commander et d'exercer la prêtrise.

Pour faire initiations, ils tuent un jeune enfant avec des

leurs

aiguilles d’airain, comme les Cataphrygastes, ils pétrissent avec son sang de la farine de froment, ils en font du pain et prennent leur part de l'oblation. Un de leurs contes est que le Christ se révéla à

1 F. Karrexsusca, dans RES, 1x, 291. Cf. BARDENHEWER, P. 504.

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