INTRODUCTION XLIII
diverses tendances monarchiennes (Théodotiens, Aloges, Melchisédéchiens), et à plus forte raison celle de Volkmar qui la croyait dirigée contre le seul Théodote.
Depuis lors M. Draeseke est entré en lice pour Lipsius ! M. Harnack lui-même est venu à résipiscence ?. Seul, Bardenhewer 3, si judicieux pourtant, et si sage, maintient que ]᾿ Ὁμιλία εἰς τὴν αἵρεσιν Νοήτου fermait un travail écrit par Hippolyte contre les théories d’Artémon et de plusieurs autres hérétiques, et qui, d'après les témoignages confrontés d’'Eusèbe, de Théodoret et de Photius devait être intitulé Ὃ σμικρὸς Λαβύρινθος.
Lors même que l'opinion de Lipsius et de Draeseke, soutenue maintenant par Harnack, devrait l'emporter, on remarquera que notre évaluation de l'étendue du Syntagma ne serait pas compromise pour autant. Il est très possible qu'Hippolyte qui considérait l'hérésie contemporaine de Noétos comme particulièrement dangereuse (notez les mots ὁ μέγιστος ἀγών, Plulos., IX, vi), y ait réservé une réfutation beaucoup plus ample qu’à n'importe quelle autre des doctrines hétérodoxes précédemment recensées 4. Pareillement Irénée fait aux Valentiniens la part du lion dans son grand traité. L'on sait aussi que le Praedestinatus, après avoir dressé un catalogue hérésiologique assez court dans son premier livre, réserve deux livres entiers à l’hérésie prédestinatienne. Il n’est pas invraisemblable qu’Hippolyte ait annexé à une série de brèves notices cette discussion spéciale, qui comprend quatorze pages de trente lignes dans l'édition de Lagarde (Hippolyti quae feruntur omnia graece, Lipsiae, 1858, p. 43-57) et quinze colonnes dans le tome X de la Patrologie grecque.
3° Sur le lien de l’Homélie contre Noétos avec le Syntagma, la tendance actuelle de la critique est en somme plutôt favorable à Lipsius, encore que toute objection ne soit pas levée.
Mais voici un autre problème, d'importance très grande, qui tend à recevoir une solution différente de celle que Lipsius avait défendue : c'est celui de la relation de Philastre à Épiphane.
Lipsius les considérait comme absolument indépendants l’un de l'autre. C'était, à cette époque, une opinion nouvelle, et Lipsius avait
ZNNE,, LIXENT (1903),-p. ὁ εἴ s.
ΟΠ ΟΝ, AL τ.
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Cf. DRAESEKE, ZWT., xLvI, 64.
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