ΧΕΙ INTRODUCTION
Admettons avec Rolffs et Draeseke qu’il ne faille pas trop presser le sens de ces diminutifs qui, passés dans l’usage courant de la langue, tendaient à perdre leur valeur expressive spéciale.
Mais les locutions employées par Hippolyte relativement au Syntagma comportent-elles le même doute ? Α trois reprises, dans le memento (cité plus haut) qu’il accorde à son ancien travail, Hippolyte répète qu’il n’y présentait que de succinctes réfutations : μετρίως... οὐ κατὰ λέπτον.., ἀδρομερῶς. Ces formules sont sans équivoque. Une affirmation ainsi réitérée avec cette insistance, doit prévaloir contre toute « combinaison » qui n’en voudrait pas tenir compte.
20 Autre question, connexe à la précédente. L’ « Homélie » contre Noétos faisait-elle, ou non, partie du Syntagma ? C’est à tort que la tradition manuscrite donne à ce morceau le titre d'homélie 3. L'erreur s'explique par le tour oratoire des derniers chapitres (ὃ ΙΧ à xvin), là où l’auteur se tourne vers une « démonstration de la vérité ». Il formait en réalité la conclusion d’un traité dirigé contre des hérétiques. Ce qui le prouve, c'est le début même, qui indique que la réfutation qui va suivre a été précédée de réfutations analogues : « 71 en est d'autres qui introduisent secrètement une autre doctrine (ἕτεροί τινες ἑτέραν διδασκαλίαν παρεισάγουσιν) : 115 se sont faits les disciples d’un certain Noétos, originaire de Smyrne, qui vivait 1] n'y a pas bien longtemps. » Plus significative encore est la conclusion du ὃ vin,
où l’auteur se propose d'établir « la vérité, contre laquelle toutes (ces)
hérésies si nombreuses (πᾶσα! τοσαῦτα! αἱρέσεις) se sont produites, sans pouvoir rien formuler (de décisif) ». D'autre part le pape Gélase cite un assez long passage du ὃ xvu du Contra Noetum dans ses Testimonia de duabus naturis in Christo ? et il amorce cet extrait par les mots « Hippolyti... 17: memoria haeresium ».
Lipsius 5. n’hésitait pas à considérer cet important fragment comme détaché du Syntagma, dont il devait former la conclusion. Il invoquait le caractère dogmatique du morceau, tout à fait semblable à la péroraison des Philosophoumena. T1 s’appuyait aussi sur le πᾶσαι τοσαῦται αἱρέσεις qui lui semblait exclure l'hypothèse de Harnack, d’après lequel « l’homélie » en question serait la terminaison d’un traité où Hippolyte combattait les
Cod. Vatic. 1431, saec. XIII. Cf. ACL., 623.
Lies "1 V2.
Quellenkr. Epiph., p. 37-40 ; Queilen ält. Keïz., p. 130 ets.