INTRODUCTION LXI X
Le ὃ 111 appartient tout entier à Épiphane. En sa qualité de contempteur du γένος τῶν γυναιχῶν 1, l'évêque de Salamis se sentait, plus qu'aucun autre, choqué des étranges infractions qu'il venait de rapporter et qui éveillaient dans sa mémoire traditionnaliste le souvenir des textes par où d'avance elles avaient été condamnées. Pour cette fois, il se contente de citer Genèse, 1l1, 16 ; I Cor., XIV, 34 ; T Tim., 11, 14 en ajoutant quelques brèves réflexions sur les pitoyables folies où glisse l'esprit humain dès qu'il s’écarte de la vraie foi.
Le chapitre LI, ὃ xxx.
Le $ xxx du chapitre LI ne doit pas être séparé, au point de vue de la recherche des sources, du long morceau, relatif aux « Aloges », auquel il appartient. |
J'aurai l’occasion de discuter ailleurs, avec toute l’ampleur requise, les questions connexes à cette notice, spécialement celles que soulève ce $ XxxII1 qui est d’une contexture si peu nette et d’une interprétation si malaisée 2. Je ne retiens ici que l'essentiel.
Les dissidents qu’'Épiphane affuble du nom d’Aloges — calembour facile qui les désigne tout à la fois comme « sans Logos » et « sans raison » — rejetaient le IVe Évangile et l’Apocalypse. Ils niaient que saint Jean en fût l’auteur et ils les attribuaient à l’hérétique Cérinthe #. Sur tout le reste, ils pensaient, affirme Épiphane, comme les catholiques 4.
Leur méthode critique contre le IVe Évangile était la suivante ils affirmaient que cet Évangile est souvent en désaccord avec les écrits des autres apôtres (ὅτι où συμφωνεῖ τὰ αὐτοῦ βιβλία τοῖς λοιποῖς ἀποστόλοις), et c'étaient ces contradictions qu'ils s’appliquaient à mettre en évidence.
Dès le second tiers du ὃ ΠΙ, saint Épiphane commence une longue réfutation qu'il prolonge jusqu'au ὃ xxxI inclus. Il essaie de faire com-
1 Cf. Panarion, LXXIX (à propos des Collyridiennes) : « Οὗτοι γὰρ oi τοῦτο διδάσχοντες, τίνες εἰσὶν ᾽αλλ᾽ ἢ γυναῖχες ; Γυναικῶν γὰρ τὸ γένος εὐόλισθον (= prompt aux chutes), σφαλερὸν (— peu sûr) δὲ χαὶ ταπεινὸν τῷ φρονήματι (ΞΞ pense bassement).
2 Voir la Crise montaniste, livre Ier, chap. ἵν, ὃ vil.
Pons ἘΠ᾿ τῆν
4 Tbid., τν.