‹ Les sources de l'histoire du Montanisme, textes grecs, latins, syriaquesChapitre 85 sur 339 · LXXXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXXXVI INTRODUCTION

Hippolyte n'avait pas balancé à prendre déjà parti contre lui et à y attacher la note d’hérésie 1. Une attitude si nette aurait dû détourner des critiques tels que Hilgenfeld et d’autres encore de se prévaloir d’une phrase obscure

de Photius ? pour attribuer à Hippolyte des sympathies secrètes à l'égard de la prophétie nouvelle 3%. En réalité, Hippolyte en fut l'adversaire résolu 3. ς

Du Syntagma — en tant qu'il est représenté pour nous par l’Aduersus omnes Haereses de Pseudo-Tertullien — aux Philosophoumena, son opinion n'a. guère varié. Le tableau suivant montrera les éléments communs aux deux traités et aussi les parties propres à chacun d’eux.

Plulosophoumena, Adu. omnes Haereses (— Ps.- VIII, xIX (Sources, p. 57). Tertullien) VII (Sources, p. 51). τὸ Les montanistes se sont (Rien.)

laissés séduire par des femmelettes.

29 (Rien.) Les Apôtres ont reçu le Saint- Esprit et non le Paraclet.

1 Voy. plus haut, p. XxXxIx ets.

? Sources, n° 214.

3 Ketzergesch., p. 572 : « Sein Urtheil war jedoch verhältnissmässig so milde, dass der Monophysit Stephanus Gobarus im 3 Jahrh. die betreffenden Ansichten des Hippolytus und des Gregorius von Nyssa einander als Gegensätze gegenüberstellen konnte. » Cf. Lipsius, Quellenkr. Epiph., p. 224; VoiGTt, Versch. Urk., p. 220. — Photius indique bien (P. G., CII, 1092) que Gobarus opposait les uns aux autres des témoignages contradictoires des Pères. Mais nous ignorons l’opinion que professait Grégoire de Nysse sur le Montanisme, et il est très possible qu'il n’ait différé d’Hippolyte que sur une question d’ordre secondaire. — M. AcHEeLis déclare de son côté (TU., N. F., I [1897], p. 188) que le fait qu’'Hippolyte ait combattu Caius démontre qu'Hippolyte était, au fond, favorable au Montanisme. Mais non! Nous savons que ce Caius rejetait non seulement l’Apocalypse, mais aussi l'Évangile de Jean (cf. la Crise montaniste, p. 283 et 5.) : fallait-il qu'Hippolyte le considérât comme intangible, sous prétexte qu’à une heure donnée Caius avait lutté à Rome contre le Montanisme ?

4 RoLFFrs a construit, avec les données les plus frêles, tout un petit roman sur le rôle d’'Hippolyte dans la lutte antimontaniste à Rome (TU., XII, 7 [1895], p. 122 et s.). D’après lui, Hippolyte aurait obéi à la préoccupation que voici : ennemi du parti « modaliste » que conduisaient Calliste et Zéphyrin, hostile aux réformes laxistes que Calliste cherchait à introduire dans la discipline, il aurait cru nécessaire de rompre d’une façon éclatante avec les montanistes, dont le rigorisme pouvait paraître assez voisin des tendances austères dont il se constituait l’apologiste. Ce fut par le Syntagma qu’il se délia de toute solidarité compromettante avec eux. En même

hurle. fief. dos. νυ νυ à

Page 1