‹ Les Sources de la Virulence RabiqueChapitre 24 sur 53 · SES · texte numérisé non relu

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vite ». J'avais mon chien avec mo’, je l’ai appelé et l'ai mis sur le pas du renard, puis il est parti en chassant l'animal pendant 100 mètres environ. Là le renard s’est arrêté, et mon chien s’est battu avec lui et lorsque je suis arrivé, mon chien et le renard se tenaient réciproquement par la gueule. J'ai achevé le renard d’un coup de crochet d’herse puis je l’ai rapporté et l’ai déposé sur le chemin près du jeune Andriot. Ce dernier l’a emporté et j'ignore ce qu’il en a fait.

«Je n’ai fait aucune démarche auprès de M. le maire, mais je reconnais que j'ai été fort surpris, de voir un renard aux prises avec mon chien, attendu que lorsque je l’ai mis sur le pas, le renard pouvait avoir parcouru environ 100 mètres ».

Telle est la succession des faits constatés jusqu'au 31 mars 1929 au moment où nous écrivons ces lignes. Résumons-les. Deux cas de rage indéniables observés à plus de dix-huit mois de distance sur deux renards en deux régions éloignées l’une de l’autre d'une quarantaine de kilomètres, le diagnostic ayant été à la fois confirmé par les circonstances de la mort, les constatations nécropsiques, les examens histologiques et les résultats des inoculations critères.

Neuf autres cas sur neuf renards pour lesquels les examens histologiques pratiqués ont été nettement positifs et ont corroboré les presque certitudes fournies par les commémoratifs et les autopsies.

Quatorze observations encore à propos desquelles les centres nerveux des quatorze renards en faisant l’objet n’ont pas été examinés au laboratoire, le diagnostic malgré tout ne semblant pas pouvoir être mis en doute.

Deux cas enfin de rage paraissant également incontestables sur deux blaireaux.

Au total vingt-cinq cas de rage sur le renard, deux cas de rage sur le blaireau. auxquels il convient d’ajouter cinq cas de rage sur des chiens ayant été mordus par des renards et deux cas de rage sur des herbivores mordus par un blaireau.

En outre et pour la période s'étendant d'avril 1925 à décembre 1926 onze autres cas de rage — que nous n’avons pas cru pourtant devoir retenir ici — étaient diagnostiqués sur onze renards abattus et autopsiés par des vétérinaires sanitaires, sept autres cas de rage du chien étant également signalés, dans le même temps, dans la région infectée.

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