CAUSES DE LA MALADIE COMMUNES BSPECES
ET OBSERVATIONS PME ER nn Po PRIT OCT RP TRS 6 3 mai 1926 Asnières-les-Dijon | Renard Diagnostic confirmé pa examen histologique.
16 22 mai 1926 Poiseui-la-Grange Renard 17 13 juin 1926 Saulx-le-Duc Renard | | 18 9 août 1926 | Blaisy-Haut Renard | | 31 22 septembre 1926 | Verrey-"/.-Salmaise | Renard 19 14 octobre 1926 Barjon Renard : = 7 |. 14 janvier 1927 Foncegrive Renard | Diagnostic confirmé pa examen histologique.
32 15 janvier 1927 Colmier-le-Bas | (Haute-Marne) | Renard | 20 23 avril 1927 Gissey-® /-Flavigny | Renard | | 8 14 juin 1927 Lachaume | Renard Diagnostic confirmé par | inoculations critères.
33 16 juin 1927 Rouvres-sur-Aube | Renard (Haute-Marne) | | 26 28 Août 1927 Villemervry | Chien Mordu par un renard le (Haute-Marne) 19 juin précédent.
9 9 décembre 1927 Gurgy-le-Château Renard Diagnostic confirmé pa examen histologique.
10 18 décembre 1927 Thenissey Renard Diagnostic confirmé pa examen histologique.
11 28 avril 1928 | Darcey Renard Diagnostic confirmé {pa | examen histologique.
27 29 avril 1928 Esnoms-le-Val Chien Mordu par un renard 1 (Haute Marne) 12 mars 1928.
do.
La rage des Gallinacés
La rage chez ces animaux est tout à fait exceptionnelle et n’a donné lieu qu’à des observations rarissimes
Pourtant, Coelius Aurelianus, puis Baccius (1) assurent que le coq est sujet à la rage et ce dernier rapporte l’histoire d’un jardinier qui serait mort enragé après avoir été becqueté par un tel animal.
Van Swieten, au xvuit siècle, raconte qu’une vieille femme qui avait reçu d'un coq un coup de bec était morte avec tous les symptômes de la rage. Cet auteur admet que le coq devait être enragé, la maladie ayant pu lui être communiquée par un renard (2).
Zinke (3) d’Iéna, en 1804, aflirmait être parvenu à donner la rage au coq en badigeonnant avec la salive d’un chien rabique des plaies récentes faites à ce volatile. Il est vrai que selon l’auteur la période d’incubation aurait été de onze jours. Aussi y a-t-il lieu de faire des réserves sur la valeur de ce résultat, la rage ne se déclarant jamais aussi rapidement sur cette espèce.
Par ailleurs, King, de Clifton, en collaboration avec Beddoes et Stock observe une vache enragée à Weston près de Bath le 12 mars 1807. Ces auteurs inoculent la bave de l’animal à une poule qui, le 25 mai suivant, après 75 jours d’incubation, manifeste des symptômes ne pouvant être rapportés qu’à la rage : aggressivité à l'égard des autres volailles, paralysie et mort consécutive (4).
D'autre part, dans leur compte rendu de vingt années de fonctionnement de l’Institut Pasteur de Lyon, Courmont et Rochaix, en 1921, signalent, sans d’ailleurs préciser, des poules au nombre des animaux mordeurs d'espèces diverses.
Une volaille, à l’espèce non indiquée, figure aussi parmi les animaux mordeurs dans les statistiques de l’Institut Pasteur de Coonor pour les années 1907 à 1926.
Au cours des dernières années, le Docteur Haïm Naïm, d'recteur de l’Institut antirabique de Constantinople a pu diagnostiquer deux cas de rage certaine sur deux coqs, dans les conditions suivantes :
En 1917, un enfant blessé à la face par un coq se présente à l’Institut et est soumis par prudence à la vaccination antirabique cependant que l’on procède à l'examen expérimental de l'oiseau agressif.
L'on inocule pour cela à deux lapins l’émulsion faite avec le cer-
(1) Bachelet et Froussart, Causes de la rage..., p. 42.
(2) Portanier. La Rage, p. 68.
(3) Neue Ansichten der Hundswuth…, Léna, 1804, p. 180. (4) Ashburner J., The Veterinarian, 1828, p. 323,
veau du coq mordeur. Ces deux lapins contractent la rage, l’un le douzième, l’autre le treizième jour après l’inoculation.
Le 9 juin 1924, un enfant se présente à l’Institut après avoir été assailli par un coq qui l’a blessé au nez, au cuir chevelu et dans sept autres endroits différents. Sans hésitation l'enfant est soumis à la vaccination et l’émulsion du cerveau du coq est inoculé à deux lapins. Ceux-ci prennent la rage et succombent le neuvième jour.
Le cerveau de ces lapins morts de rage est inoculé à un autre lapin qui succombe également à la rage (1).
A l’occasion de ces deux observations, Remlinger et Bailly ont réalisé des expériences des plus curieuses, faisant mordre des coqs à la crête par des chiens atteints de rage furieuse. Il est à peine besoin de faire remarquer que c’est à peu près uniquement par la crête et les barbillons, organes richement innervés et situés à faible distance du sytème nerveux central que le coq peut donner prise à la contamination. : ;
Trois tentatives de ces deux auteurs, effectuées dans ces conditions,
leur donnèrent deux échecs et un succès.
«Le 26 avril, à un chien atteint de rage furieuse classique, et qui
devait mourir le surlendemain, on présente à travers les mailles .
d’une volière la crête d’un coq. Il se jette sur elle et en emporte un morceau. Jusqu'au 18 juillet, le mordu ne présente aucune particularité intéressante à signaler. A cette date (quatre-vingt troisième jour à dater de la contamination), l’animal est trouvé dans la volière à la fois agité et parésié. Il tourne en cercle, titube, tombe sur le côté, se relève pour chanceler encore et tomber à nouveau, Si on le pourchasse, il tente de s'envoler, mais s'effondre aussitôt, les ailes parésiées demeurant étendues et pendantes. Le lendemain, on note, outre les symptômes constatés la veille, des secousses continuelles de la tête et de l’encolure ; puis la maladie, essentiellement-caractérisée par des tremblements de la tête et du cou, une démarche ébrieuse, des mouvements de manège, de la difficulté du vol, paraît vouloir passer à l’état chronique. Dans le courant du mois d’août, une amélioration notable commence de se manifester et, en septembre, l'animal peut être tenu pour complètement guéri » (2).
Remlinger et Bailly se croient donc autorisés à conclure que mordu à la crête par un animal enragé, le coq est susceptible de contracter la rage.
(1) Communication personnelle de M. le Dr Haïm-Naïm, directeur de l’Ins- Litut Pasteur de Constantinople.
(2) Remlinger et iBaïilly, La rage du Coq. Bulletin de l’Académie de
Médecine, .t. CL, 1929, p. 104.
. ANSRSSE
Mais ces auteurs ont poursuivi leurs investigations en s’efforçant d'établir si le coq enragé était capable à son tour dé communiquer son affection soit à des congénères, soit à des animaux d’autres espèces.
Dans ce but, lorsqu'un coq avait pris la rage, l’on introduisait dans sa cage l’un de ses congénères. Souvent une bataille s’ensuivait entraînant chez l’animal neuf des blessures de la crête. Les lésions étaient aggravées en réalisant avec le bec du coq rabique une morsure artificielle qui était souillée de plus avec de la salive obtenue par écouvillonnage du gosier.
Cinq expériences ont donné un seul résultat positif.
Le 3 mars, un coq est contaminé de la sorte. Quatorze jours après l’inoculation, le 9, il attire l'attention par une anomalie de la démarche (sorte de steppage) et la violence de ses réactions aux diverses excitations.
« Le lendemain, la simple vue d’un congénère détermine une crise aiguë d’encéphalite avec cris de détresse et renversement violent du corps en arrière. Ce n’est qu'après plusieurs minutes que la station debout redevient possible. Le 19, l’animal est agressif et se précipite, pour les mordre, sur les objets qu’on lui tend. Il suffit de l’exciter un peu pour provoquer des crises. Les jours suivants, il faut une excitation plus forte ou plus prolongée pour déterminer celles-ci. Elles sont moins longues et à moins grand fracas. Le 21, on se décide à sacrifier j’animal et à faire des passages afin de bien établir la nature rabique de l’affection. Les cobayes inoculés prennent la rage et on fait passer six fois le virus de cobaye à cobaye de la façon la plus classique » (1).
Dix tentatives de transmission du coq au cobaye n’ont été, par contre, suivies d'aucun effet.
Remlinger et Baïlly ont pu également provoquer expérimentalement l’éclosion de la maladie chez le coq par inoculation intracérébrale du virus des rues.
De leurs originales recherches, ces deux auteurs tirent les conclusions suivantes : la rage du coq est certainement plus intéressante du point de vue scientifique que du point de vue pratique. Le Coq est, de tous les animaux, celui chez lequel la rage déclarée dure le plus Jongtemps et comporte le pronostic le moins sévère.
Elle peut se manifester sous les deux formes principales classiques : forme furieuse et forme paralytique, mais il existe, en outre, de nombreux cas frustes.
() Remlinger et Baïlly. loc. cit.. p. 105
Au cours de la rage furieuse, le coq peut attaquer ses congénères, des animaux d’autres espèces et même l’homme et, par des coups de bec, transmettre la maladie.
De plus, la rage étant fréquemment chez le coq susceptible de guérison, le fait que l’animal survit dix jours et davantage à la blessure qu’il a causée n’est pas une preuve absolue qu'il était indemne de la maladie,