Liv. III. ch. XV, v
2. Liv. II, ch. II ; trad. Bumouf, t. I, p. 211. Je mets en italique les mots conservés par Leconte de Lisle.
Le principe et la fin, erreur et vérité, Abîme de néant et de réalité.
Et ainsi s'achève ce beau poème de Bhagavat, vaste et forte Composition, où est condensée toute la substance du Bhagavata-Purana, ses légendes merveilleuses, produit de l'imagination populaire, sa conception du monde, produit de la pensée philosophique ; où l'on peut apprendre, aussi bien que dans le plus savant ouvrage de mythologie comparée, les différences des mythes grecs et des mythes indiens ; où l'on retrouve sans peine au fond des légendes dont les a enveloppés l'imagination indienne des idées et des sentiments communs à bien d'autres pays que l'Inde : l'idée de l'unité du monde, l'idée de la providence et le sentiment de la misère humaine, cet éternel excitateur de la méditation philosophique et du mvsticisme religieux.