Haud procul inde campi, quos/erMH?. , . {id
i3. Multiludinem. . . sexcenta milia fuisse accepimus (siège de Je'-
rusalem).
22. Cerialis alibi noctem egerat, ut pkrique credidere, ob stu-
prum. . .
Dans la plupart de ces citations, il n'y a rien qui dénote le travail personnel de Tacite et, en vertu des observations faites |)lus haut''', nous avons le droit de les considérer comme indi-
'' Cf. rhaj). I, ? VII, n" .S, <•! rhap. 11, ? 11, n" 3.
IG^i IJ:S SOUIICKS DE TVCITI':.
recics. Oiiant à miles (jii'il y ;i li<'ii do consith'ror comnif direclcs, soil parce que Tacite atl<3sle qu'il a fait lui-meine les recherches, soit parce qu'elles ne sont pas indéterminées, elles prouvent seulement que Tacite a eu des sources secondaires. Il ne cite par leur nom que deux autorités, Pline (III, 28) et Messalla (III, q5 et 28). Nous verrons ^'^ que Messalla, dont les deux citations sont dans le récit du même événement, la bataille de Crémone, ne jieut avoir été que source secondaire. La citation (IV, 83) : rcOrigo dei nondum nostris auctoribus celebrata : Aegyptiorum antistites sic memorant'?, nous oblige à admettre que Tacite eut recours aussi à un ouvrage grec sur l'Orient; mais cet ouvrage ne put guère être utilisé que pour la digression sur Sérapis'-'. A propos des miracles de Vespasien, il produit (IV, 81) l'autorité des témoins oculaires; elle ne sert (pi'à confirmer celle de la source principale : ces miracles sont racontés aussi par Suétone ( Vesp., 7). Les citations de III, -^a , 29 et 5 1 , ne nous obligent pas à supposer d'autres sources que Pline et Messalla '•^'. La même remarcpae s'applique à celle de II , 1 0 1 ; encore n'est-il pas absolument sûr que ce pluriel indéterminé ne dissimule pas simplement le nom propre de la source principale'''l Quant à celle de IV, 8A, ce soupçon est presque une certitude ''''.
'•' Cf. chnp. m, S I, u° 5.
'-) Cf. chap. IV, S (11.
'■'*' Il s'agit, comme à III, 9.5 et 28, de la campagne des Flaviens contre les Vilelliens. Nous verrons (chap. m, § i) que omiies auctores de III, 99, doit s'entendre seulement des deux sources, Pline et Messalla. D'ailleurs, ce qui fait que nous considérons cette dernière citation comme directe, ce n'est pas la formule elle-même où rien n'allcsii. |iosill\i'iiioiil l'inilialive de Tacite, c'est que nous savons qu'il a eu deux miiiucs |.()ur \r hmIi de n'ilc campagne. Par contre, les citations analogues de V, M l'i (i ((li;;r('^sion ^m- les .luifs), nous paraissent devoir être considérées connue indirectes (cf. chap. iv, S m). Mais, si on les considérait comme directes, il ne s'agirait évidemment ici que de sources accessoires.
W Cf. chap. IV, S^n" .3.
'^' Elle est presque identique à celle de II, 87, à propos de laquelle nous avons élevé le même doute (cf. chap. i, S vu, n" 8). Nous avons renvoyé alors, et nous renvoyons encore au chapitre iv, ? 1 , n" 3. D'ailleurs, si la citation était
6. Il est démontré pur tout ce qui précède non seulement (|iio. dans toute la partie conservée dos Histoires, Tacite a suivi une source principale, mais encore qu'il a suivi d'un bout à l'autre la même source principale : là où il avait puisé ses renseignements sur les règnes de Gall)a et d'Olhon, il a pris aussi ses matériaux pour le règne de Vitellius et les commencements de Vespasicn. Il serait déjà très extraordinaire que Tacite eût changé de source principale à un moment quelconque de l'année 69, de cette année des quatre empereurs, dont tous les événements sont si étroitement enchaînés, Vitellius et Vespasien entrant en scène sous Othon et même sous Galba, le grand événement du règne d'Othon étant sa guerre avec Vitellius, le grand événement du règne de Vitellius sa guerre avec Vespasien, un empereur étant toujours proclamé avant que le précédent empereur ait disparu. Une telle conduite ne se concevrait que si la source d'abord suivie par Tacite s'était arrêtée brusquement avant d'avoir raconté comment Vespasien, par la défaite et la mort de Vitellius, prit possession de l'empire ^'^. Or un historien romain, sauf le cas d'absolue nécessité, ne pouvait avoir pris pour terme de son ouvrage mi événement antérieur à celui-ci, la mort d'Othon par exemple, qui ne marque ni la fin d'une année ni la fin d'une période. Et si cette nécessité s'était produite pour un historien, Tacite en aurait-il fait sa source principale, ayant sous la main au moins un autre historien qui avait conduit le récit jusqu'au bout, Pline l'Ancien^-'? Mais combien plus extraordinaire serait-il que Tacite et Suétone eussent à la fois, aussitôt après la mort d'Othon ou quelque part au cours de l'année 69, abandonné leur source principale et se fussent rencontrés dans le choix d'une nouvelle source ! Car, la communauté de source entre Tacite et Suétone étant
considérée comme désignant plusieurs sources, il ne pourrait s'agir que de sources accessoires : elle se trouve dans la digression sur Sérapis.
'') Jusqu'à la mort d'Othon, Finnlé de la source comnuuie est démontrée par le parallèle de Tacite et do l^kitarque.
'■^) (]f. cliap. m, ? II.