VI INTRODUCTION
C'est Jacques Bruce qui s'exprime en ces termes, complément d'un récit et des considérations que voici :
ce Enfin je m'approchai, en courant, de l'île située « au milieu du marais et tapissée de gazon. Je la trouce vais semblable à un autel (c'en est un en effet car les ce naturels y font des sacrifices quotidiens), et je fus « dans le ravissement en contemplant la principale « source qui jaillit du milieu de cet autel. Certes il est « plus aisé d'imaginer que de décrire ce que j'éprouvai ce alors. Je restais debout en face de ces sources, où dece puis trois mille ans le génie et le courage des hommes « les plus célèbres avaient en vain tenté d'atteindre, ce Des rois ont voulu y parvenir à la tête de leurs ar- « mées ; mais leurs expéditions ne se sont distinguées les ce unes des autres que par le plus ou le moins d'hommes « qui y ont péri; et toutes, sans exception, se ressemée blent par l'inutilité de ces pertes , la gloire et les ri- « chesses ont été promises pendant une longue suite ce de siècles à l'homme qui aurait le bonheur d'arriver « où les armées ne pouvaient pénétrer, mais pas un ce seul n'avait encore réussi ; pas un seul n'avait pu