INTRODUCTION IX
plus grand nombre, a été de donner aux noms de lieu et à ceux des peuplades une forme acceptable à des oreilles françaises.
D'abord nous nous sommes efforcé , comme toujours, de dégager, de l'orthographe anglaise dans laquelle on nous transmet les noms africains, le son réel qu'ils auraient s'ils avaient été entendus par des oreilles françaises. En voici deux exemples : Speke nomme Gioa la Mkoa l'endroit que Burton appelle Djioué la Mkoa; il nomme Ouhiyow un pays inscrit Waïao sur la carte de Livingstone. Des Français auraient à peu près écrit et prononcé comme l'ont fait Burton et Livingstone. C'est donc à des sons vrais pour nous que nous avons essayé de ramener surtout les noms topographiques, sans que nous espérions y avoir réussi complètement.
Une autre modification, déplacée peut-être dans des ouvrages scientifiques, mais radicalement nécessaire, à notre avis, dans des livres populaires, a consisté à faire disparaître les préfixes en tête des désignations ethniques. Je soupçonne même ces préfixes d'être par-