‹ Les sources du Nil, voyage des capitaines Speke & Grant; abrégé d'après la traduction de E.D. ForguesChapitre 5 sur 23 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

fois dus aux gens de la côte de Zanguebar qui accompagnaient Speke et lui servaient d'interprètes. Dans son livre, les noms de lieu commencent généralement par ou et ceux des collections d'individus par voua. Ainsi Baker appelle Bari ceux que Speke nomme vouanyaberi, peuplade sur le territoire de laquelle existe la station de Gondocoro. Mais il n'y a pas que les noms de tribus qui commencent par voua : les blancs sont les vouazungou ; les engagés, les vouanguana ; les barbes grises ou conseillers, vouanydpara; les chefs ou courtisans, vouakungou; les enfants du roi,vouahinda et vouanaouani ; les hôtes du roi, vouageni ; les tambours royaux, vouanangalavi ; et les gardes du corps, vouanangalali. En sorte que, à chercher le sens de tous ces voua , on perd celui des phrases. Aussi , comme nous ne sommes pas sur le littoral (owsouahili) , un indigène (msouahili) parlant aux indigènes (vouasouahili) la langue du pays (Âr/souahili) , mais un Français qui veut être compris de ses compatriotes , nous jugeons à propos de ne pas nous servir de l'idiome de Zanguebar.

Nous ne doutons pas que le livre de Speke n'y ga-

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