HEITMULLER, p
5. Bruno Bauer, Il, p. 182. Sciwarrz (p. 177) lexplique par le fait que Ventrée de Jésus a Jerusalem est une interpolation dans le quatri¢me evangile, mais il faudrait alors expliquer pourquoi cette interpolation a été placee apres et non avant lonction.
et monte dessus, accomplissant ainsi la prophétie de Zacharie (9, 9), ce que les disciples comprennent seulement plus tard. L’évangéliste ajoute au récit une petite notice qui attribue laccueil enthousiaste du peuple a leffet produit par la resurrection de Lazare.
On a Vimpression que le récit johannique de Ventrée a Jérusalem manque @unilé. Les versets 77 4 79 viennent en surcharge. Ils doivent étre Vocuvre dun rédacteur quia voulu mettre Pépisode en relation avec la résurrection de Lazare’. L’épisode de Fane suppose le récit synoplique, car la phrase 19, 16 <oz2 suviclycay ov. cx0te Fy ex’ atm YEYPUpP EY Xoek poLuImoL inolncay avzm@ Suppose un acte des disciples allant a la recherche de Vane, acte que mindique nullement le simple mot evowy (19, 14)*. Le récit de Jean est certainement apparenteé a celui que donnent, avec quelques variantes secondaires, les trois premiers évangélisles (Mc. 17, 1-41. == Mt. 21, 1-11. = Le. 19, 28-38)*. Dapres ce récit, Jésus arrivé pres de Jérusalem envoie devant lui deux disciples qui doivent lui amener un ane. Il monte sur Vanimal et ses disciples Vaccompagnent en jetant devant lui leurs vétements et des branches @arbre aux cris de: « Hosannah, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, béni soit le Royaume imminent de notre pere David. Hosannah dans les licux trés hauts! »
Plusieurs détails de ce récit sont omis chez Jean. Le principal estla préparation de Ventrée par Jésus. IL y a 1A autre chose quune simplification du récit synoptique, il y a une transformation véritable. Dans le récit johannique ce nest plus Jésus qui prend Viniliative de Pentrée triomphale, cest le peuple. Toute la portée de lépisode en est changée. L’entrée a Jérusalem nest plus une proclamation messianique de Jésus, elle est une manifestation @enthousiasme du peuple, manifestation qui, sans doute, réalise une prophétie messianique, mais dont le sens napparait que plus tard.
Le rédacteur qui a réduil le récit synoptique Va aussi com-
1. Loisy, p: 680. He1TmMirer, p. 271. Sprrra, p. 271., ZAHN (p. 490) admet que ce rapport est primitif.
2. Scuwartz, p. 175. Sprrra (p. 270) eroit que dans le récit johannique la rencontre de Vane est fortuite et ne correspond pas a la démarche que font les disciples dans le récit synoptique.
3. IL n’est cependant pas légitime Caller jusqu’a dire avyee WrLLHAUSEN,
(p. 56) et Scuwarrz (p. 176) que le récit est emprunté aux synoptiques et quil mavait pas de place dans la Grundschrift johannique.
bine avee la tradition relative & Lazare, de maniere a le moliver sans faire aflicher a Jésus des prétentions messianiques.
Pourquoi le récit a-t-il subi cette transformation en passant des synoptiques dans le quatriéme évangile? La raison doit, semble-t-il, en élre cherchée dans la théologie johannique. Dans les synopliques, le récit de Ventrée a Jérusalem provient dune tradition, @apreés laquelle Jésus ne venail pas a Jérusalem pour y mourir, mais pours y proclamer le Messie. Jean pour qui la venue de Jésus a Jérusalem n’a pas d’autre but que la passion, ne pouyail laisser subsister ce récit quen le transformant de maniere & donner a la proclamation messianique qu il contenait un caractére voilé, et & en attribuer Vinitialive au peuple et non plus a Jésus.
La PuriricatTion pu TEMPLE
end dd 3241 =. 21, bod. == Lo. 49-45-46, Cf. Jean 2, 13-18.)
La méme raison semble aussi avoir détermine Jean a faire disparailre ce qui, dans le récit synoptique primitif', était la suile logique de entree a Jérusalem, ¢’est-a-dire la purificalion du temple.
Jean place un acte semblable & un autre moment du ministere de Jésus. Dans son deuxiéme chapitre 2, 13-78), il raconte que, la Paque étant proche, Jésus vient a Jérusalem et quil trouve dans le temple des marchands et des changeurs quil chasse a aide d'un fouet de cordes.
Ce récit est tres proche de celui des synoptiques (Mc. 17, 15-47. = Mt. 24, 12-43. = Le. 19, 45-46). La relation est rendue plus frappante encore par deux détails. D’abord Jean place Vépisode a proximité de la Paque*. IL rapporte encore quapres Vintervention de Jésus, les Juifs tui demandent de se justifier par un oqyetov, cest-a-dire d’établir