SCHWARTZ, p. 356. SPITTA, p
2. OSCAR HOLTZMANN, p. 297. HEITMULLER, p. 302. 3. SCHWARTZ, p. 396.
Hérode raconté par Lue'. Cette fois Pilate n’obtient pas de réponse (79, 9), cest une réminiscence du récit synoptique ou Jésus garde le silence devant Pilate, mais ce silence est expliqué par Jésus dune maniére qui implique une reconnaissance formelle de Vorigine divine du pouvoir romain (19, 10-117)? et lui rend Pilate nettement favorable. « A partir de ce moment, dit le narrateur, il cherchait a le mettre en liberté » (79, 72a.). Ainsi se trouvait expliqué un détail du récit synoptique qui aurait pu étre compris comme une preuve d’hostilité contre le pouvoir romain.
Dans la conclusion de lepisode, Jean raconte comment les Juifs, mettant hypocritement et d'une manié¢re qui, pour eux, est un sacrilege, leur loyalisme romain en avant, obligent en quelque sorte Pilate 4 prononcer la condamnation de Jésus. Pilate ne le fait qu’aprés avoir présenté Jésus comme le roi des Juifs. Ici encore le geste du gouverneur a, aux yeux du narrateur, une valeur prophétique (79, 12-16).
Sil’on compare aux récils synoptiques la maniére dont la condamnation est rapportée par le quatri¢me evangéliste, on peul faire une observation intéressante. Les formules employées par les quatre évangélistes indiquent une parenté incontestable de leurs textes :
Me. Mt. rapzdwxey tva otavewlly.
Le. xzosomxey cm Yednjuat. 2970.
Jean. maeddwxev... aUTOv aUuTots Iva orauowhy,
D’apres les deux premiers évangélistes, c’est a des soldats romains que Jésus est remis pour étre crucifié. D’apres le quatriéme évangeéliste, c’est a des Juifs que Jésus est remis, c est par eux qu'il est ecrucifié (19, 16a.)*
Lue pourrait bien avoir connu les deux traditions et avoir tourné la difliculté en évilant de se prononcer pour lune ou pour autre’. Le détail donné ici par Jean ne peut provenir que dune correction dont intention est claire.
L’exécution de Jésus par les Juifs est peu -vraisemblable a priori, non seulement parce que les JuifsS ne paraissent pas