CHAPITRE III
* La Morale de Montaigne
Philosophie de la Nature
I. Philosophie stoïcienne et philosophie de la niiture. Montaigne r- |
se déclare nettement pour la philosophie de la nature. . . 375 1
IL La nature, perçue dans le Moi de Montaigne j se r^usc à ^^ i
accepter les règles stoïciennes. Nécessité de connaître la | nature, de faire reposer là morale sur une psychologie
exacte. Le principe de « se connaître soi-même d. La. i connaissance du Moi condamne le stoïcisme. Cliimériques
prétention^ des stoïciens et vanité du Moi. Le De Constantia \
de Juste Lipse et l'essai De la Vanité 381 j
III. La thérapeutique morale. La méthode stoïcienne de la prépa-
ration pour parvenir à l'impassibilité; la méthode de la diversion enseignée par la nature. Passage de la première à la seconde 387
IV. L'idée de la mort. La méditation perpétuelle des stoïciens et
liiisouciance que la nature enseigne au vulgaire. Transformation des idées de Montaigne entre 1572 et 1588. Suprême dignité que les stoïciens attachent à une belle mort et souci de mourir doucement que la nature îBflpire. Transformation
des sentiments de Montaigne. C'est dans l'iJée de la soumission aux lois de la nature qu'il puise sa sérénité devant la mort
La douleur
La jouissance des biens et la pur galion des passions. Montaigne croit aux biens méconnus par les stoïciens. Méthode pour se préserver des passions qu'ils font naître. Le détachement des stoïciens et le détachement de Montaigne ; l'impassibilité des stoïciens à dompter les passions et la prudence de Montaigne à les éviter. La balance des plaisirs. Applications pratiques: l'ambition; l'avarice; métj^ode de Montaigne pour Jouir pleinement de sa fortune
L'apolofjie des voluptés. Art de Montaigne à faire valoir les voluptés. Idées de l'amour et des plaisirs de la table. Union intime du corps et de l'âme
L'idéal moral de Montaigne: la culture du Moi. Le bien souverain consiste à « conduire la vie conformément à sa natu- « relie condition ». La principale qualité de l'ôme est la variété et la souplesse. La sagesse consiste dans un jugement sain qui veille sans cesse sur le Moi et assure son parfait équilibre et l'adaptation exacte de son activité aux lois naturelles. La vertu consiste dans l'épanouissement
' harmonieux de toutes les facultés du Moi
Les modèles de la sagesse antique. En 1572, admiration très vive pour Caton ; diminution progressive de ce sentiment. Jugement sur Êpaminonclas. Jugement sur Alcibiade. Prôclileclion croissante pour Socrate
Indicidualiume de la morale de Montaigne. Sentiment du devoir : le devoir de sincérité. Les devoirs envers le Moi écartent de la vie publique. L'égoïsme de Montaigne et ^s germes d'altruisme qui étaiejnt en lui. L'influence de l'antiquité est l'une des principales causes de son individualisme.
Originalité de la morale de Montaigne et influence de VantiquitO.