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seur des IJilaites, V. uijrii, p. 074, note 0
igO INTHODL'CTION CRITIQUE
put gagner Salo avec quarante partisans. 11 \ lut dautant mieux accueilli que les Espagnols de Laraclie faisaient alors de fréquentes incursions dans le pays et allaient jusque dans la lorèt de Ei-Maïuora pour s'approvisionner de bois. A la sollicitation dos Salétins, El-Ayachi marcha contre les Chrétiens et les défit près de El-Mamora. Salé avait pu, à grand'peine, fournir pour cette opération deux cents fusils au Marabout'. Cette situation précaire allait être modifiée par l'arrivée des Hornacheros-. Ceux-ci s'établirent à Salé, au pied delà Kasba, où vivait effacé un caïd chérifien avec une médiocre garnison. Ce fut ce dernier fjui. avec 1 assentiment de Moulav-Zidàn et plus encore d'El-Ayachi-*, accueillit les émigrants. Avec l'or qu'ils apportaient d'Espagne ils s'empressèrent d'armer des navires et « se mirent à brigander sur la mer* ». Le i8 avril iCio, Vaucelas signalait à Henri IV leursactes de piraterie '. En i6i3 le capitaine anglais Mainwaring négociait avec eux le rachat de tous les esclaves chrétiens". La destruction du repaire de El-Mamora (6 août iGi4), à la suite de l'occupation de ce point par les Espagnols, vint contribuer au développement de la piraterie à Salé. Ce furent leurs proscripteurs que les Hornacheros commencèrent à poursuivre sur mer, et cette chasse leur était singulièrement facilitée, puisque, parlant le castillan, arborant la bannière de l'Espagne et se donnant les apparences de faire du commerce', ils trompaient aisément les navires qu ils rencontraient en mer ou les populations de la côte. Mais bientôt '' leurs expéditions ne visèrent plus seulement les Espagnols, et ils « gasterent » le trafic de toutes les marines marchandes exposées à leurs brigandages. C'est ainsi que, faisant de nombreuses prises, ils grandirent en richesses et en puissance.
Moulay Zidàn prisait fort ces nouveaux venus, qui lui donnaient dix pour cent tant des Chrétiens qu'ils faisaient captifs que des marchandises dont ils s'emparaient-'; il appréciait d ailleurs leur intelligence et leur aflermait les douanes et dillérenles taxes ; il songeait même, d'après Ruyl, à leur confier des caïdats importants'". Toujours aux prises dans le Sud avec des révoltes, il
1. El-Olfràni, p. 438. d'Isaac de Razilly (V. supra. Doc. XXIIi
2. Les Hornacheros formaienlla majeure p. Il5) et du capitaine hollandais Abbe partie des émigrants venus à Salé, mais il Willemsz (\ . /'■" Série, Pays-Bas, t. lU, à y avait parmi eux des Moriscos de San la date du 8 aoiM 1617). les pirateries des Lucar, de Cadix et de Llerena. V. supra, Salétins auraient commencé à être rcdou- Doc. X, p. 4g. tables à partir de l'année 1617. Albert
3. V. /'■'■ Série, Angleterre, Mémoire Ruyl demandait le 17 février iBaS aux sur le Maroc. 1637. Etats-Généraux d'envoyer deux navires de