‹ Les sources inédites de l'histoire du Maroc de 1530 à 1845Chapitre 14 sur 362 · I. V. i" Série, France, t. II, p. 332. dcm, p · texte numérisé non relu

I. V. i" Série, France, t. II, p. 332. dcm, p

a. V. Ibidem, p. 334. 6- V. sur ces événements, /''' Série, Pays-

3. \. Ibidem, p. 335. Bas,t.l, pp. 2t3-2i8,Relationde P. M. Coy.

4. V. Ibidem, p. 34o. 7. V. /" Série, Pays-Bas, t. I, p. 234,

5. V. Ibidem, p. 3O7. Moulay ZidAn h: Altesiation d'A. de Lisle en faveur de qualifie « voire agent et conseiller ». Ibi- P. M. Coy.

XX INTRODUCTION

retrouve à Paris le iC août 1607, chez son ami et voisin Pierre de LEstoile ' .

Le médecin diplomate revint-il une troisième fois au Maroc, comme le dit G. Du Val'? Nous ne le pensons pas. Il est vrai qu'il existe une lettre de lui à Henri IV, datée de Madrid le 16 avril 1608, qui est conçue dans des termes tels qu'on croirait à première vue qu'elle a été écrite au retour d'un voyage au Maroc ^ Mais si l'on examine attentivement cette lettre, on voit qu'en dehors de la bataille de Ras el-Aïn (8 décembre 1607), dont A. de Lisle avait raconté les détails à Henri IV avant son « partement » de la Cour et dont par conséquent il n'avait pu être informé que par une lettre venue du Maroc, les renseignements qu'il donne dans sa longue missive* du 16 avril proviennent de Gianettino Mortara et de Diego Marin, qui se trouvaient alors à Madrid. En outre il est impossible de trouver le temps nécessaire à un voyage et afoiiiori a un séjour au Maroc dans le délai compris entre la date où dut parvenir à Paris la nouvelle du combat de Ras el-Aïn (soit, pour fixer les idées, fin janvier 1608) et le retour à Madrid d'A. de Lisle, évidemment antérieur à sa lettre à Henri IV (16 avril 1608). Il faut donc supposer que la troisième mission confiée à cet agent se bornait à aller en Espagne pour s'y enquérir des événements qui se déroulaient dans l'empire chérifien.

On sait peu de choses sur la fin d'Arnoult de Lisle. Il est mentionné dans le journal de P. de L'Esloile le 28 décembre 16 10, date à laquelle il est appelé à donner ses soins au fils de ce chroniqueur qui, comme on l'a vu, était son voisin et son ami ^. Il mourut à Paris

1. V. 7" Série. Franco, t. II, p. 872, y a des particularitez remarquables que note 3. beaucoup appelent pures fadezcs... » P.

2. V. GuillaujME Du Val, op. cit., de LEstoile, Mém. Journ., éd. de la 11b. p. 3o. des Bibliophiles, t. IX, p. 86. Les soi-

3. V. cotte lettre, /" Séné, France, t. II, disant « fadezes » étaient des flatteries à pp. /) 26-434. l'adresse de Henri IV par lesquelles A. de

4. P. de L'Estoilo, à qui cette lettre avait Lisle terminait sa lettre. V. /" Série, été communiquée, en fait mention dans France, t. II, pp. 433-434.

son journal à la date du 8 juin: « il[r] 5. Le talent médical de A. de Lisle, si D[u] P[uy] père m'a preste une lettre de l'on en juge par L'Estoile, laissait à dési- M. de Lisle au Roy, escrite de Madrid, en rer. Son intervention auprès du jeune date ihi 161= avril 1608, par laquelle il lui Claude de L'Estoile fut sans doute insuffidonne force advis delà Cour d'Espagne; et santé, car on fit appel au chirurgien Riulanl.

INTROniCTION

le 20 novembre i6i3. ^ oici l'éloge par lequel Guillaume Du \al, l'historien du Collège Royal de France, termine sa biographie : « Donc nostre premier Lecteur du Roy en arabe Arnould de Lisle, pour la grandeur de son esprit et la solidité de son jugement, pour l'éminence de son sçavoir, piété et vertu chrcstienne, pour la sublimité de ses conseils, pour sa magnanimité et haultcs pensées, employs et actions et pour les grandes recherches de la langue arabique, peut à bon droict, par rapport allégorie, estre estimé comme ceste montagne de Sinaï en l'Arabie où Dieu donna la loy et les préceptes du Saint Decalogue pour bien et sagement régler les hommes et les conduire à salut par l'observation de ses ordonnances ' . »

Pierre Treillault. — Cet « officier domestique » de Moulay Ahmed el-Mansour semble devoir être identifié avec le « facteur » qui a écrit la relation de la bataille de Er-Rokcn. Pierre Treillault était en réalité un apothicaire emmené au Maroc par Arnoult de Lisle. Il dut quitter ce pays à la fin de l'année 1696. Balthazar Polo annonce en effet à la date du 19 novembre i5g6 que A. de Lisle fait partir pour la France son apothicaire (voticario) avec deux chevaux qu'il envoie en présent à Henri IV ^. On doit à Pierre Treillault la relation des batailles de Er-Rokcn et de Taguate (3 août 1595 et 12 mai logG)^ qu'il composa à Merrakech, d'après des récits de témoins indigènes, car il ne suivit pas dans le nord les mahallas allant opérer contre le rebelle Moulay en-JNasser *. A son retour en France, il fit hommage au connétable de Montmorency de sa relation sur la bataille de Taguate.

Mais l'tin rnmme l'autre no purent obtenir p. 3o.

une bonne cicatrisalioii d(! la plaie, et L'Es- 3 V. i" Série. France, t. Il, p. 2i4,

toile exprime son chagrin de voir le plus note !x.

beau de ses enfants « auquel il paroistra 3. V. Ibidem ces deux relations pp. 2o5-

toutc sa vie pour l'avoir mis entre les 21201318-227.

mains des médecins et chirurgiens (pii ^. Treillault dit lui-même qu'il était à

n'ont peu faire en six mois ce que beaucoup la cour de Mouhiy .Vhmed el-Mansnur, lors

de femmes, et mcsmcs de village, eussent d(r la bataille de Taguate. Or celui-ci resta

fait en six jours ». Ji Merrakech pendant les opérations contre

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