‹ Les sources inédites de l'histoire du Maroc de 1530 à 1845Chapitre 13 sur 362 · Sur lesinslructions do A. do Lisle, V. note i · texte numérisé non relu

Sur lesinslructions do A. do Lisle, V. note i

/'•"■ Série, France, t. II, pp. 887 et 338. 6. Cf. /6i</em.

3. Les instructions de P. M. Coy, l'agent 7. Sur ce personnage, A', i" Série. des Provinces-Unies, étaient identiques à Pays-Bas, t. I, p. 108, note I et France, celles do A. de Lislo. Cf. /'■' Série. Pays- t. II, p. 33 1, note 2.

Bas, t. I, jip. 70-77. 8. Cf. /'■'' Série. France, t. II, pp. 333

t,. V. i" Série. France, t. II, p. 887 et cl 838.

INTRODUCTION XIX

Le Roi Catholique proposait au Chérif une alliance pour chasser les Turcs des régences d'Alger et de Tunis : l'Espagne resterait maîtresse du littoral méditerranéen et la domination du Chérif s'étendrait sur l'arrière-pays '.

L'envoyé de Henri IV cherche \'isiblement dans sa lettre à augmenter l'effet produit par son airivée au Maroc : il annonce que Sherley en a aussitôt informé Philippe III et qu'on ne manquera pas de se plaindre au Pape des démarches d'un agent français venant contrecarrer la politique espagnole, si avantageuse pour la Chrétienté". Il rappelle ses relations personnelles avec le Chérif. et. après avoir ainsi bien mis en évidence l'importance du rôle qu'il peut être a^ipelé à jouer au Maroc, il termine sa lettre par cette phrase : « Il seroit besoing que Sa Majesté m'honorast du tiltre d'ambassadeur, d'autant que ce prince [le Chérif] m'a faict dire qu'il ne traitei-a qu'avec ceux de ceste qualité. Je supplie donc Sa Majesté, si elle a pour agréable que je la serve en ceste negoliation, de me donner ce tiltre et de croire qu'elle congnoistra le fruict que

je y ferai ^ ». Dans une autre lettre du lo avril 1606, il revient

à la charge : « Je croy, écrit-il à ^ illeroy, que j'aurny eu mon expédition si ... j'eusse la commission et le pouvoir d'ambassadeur que j'attens, s'il plaist à Sa Majesté ' ». Le désir de A. de Lisle ne fut pas réalisé, et il dut se contenter d'un titre plus modeste. Henri IV dans ses lettres le qualifie : « M. de L Isle, mon conseiller et médecin ordinaire, résidant pour mon service à Marocq " ».

Quant à sa mission, elle fut traversée par les révolutions poUtiques qui se succédèrent à Merrakech, où trois prétendants ariivèrent au pouvoir dans l'espace de quelques mois ". Les pourparlers commencés avec Moulay Abou Farès, repris avec Moulay Zidân, semblent n'avoir abouti qu'à de vaines promesses d'amitié et à la faculté donnée aux navires français de se réfugier dans les ports marocains. A. de Lisle quitta Merrakech en juin i()07'; on le

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