‹ Les sources inédites de l'histoire du Maroc de 1530 à 1845Chapitre 186 sur 362 · infra. Doc. LI, p. 3g8. année i63i · texte numérisé non relu

infra. Doc. LI, p. 3g8. année i63i

6. V. supra. Doc. XLV et XL^■''i^ pp. t). V. infra. p. 453 et note 2. 35oel352. 10. V. infra, p. 433 et i" Série,

7. 'V. supra. Doc. XLVI, p. 355. .\nglelerre, Lettre de Moulay el-Oualid à

8. L'Angleterre prit ombrage de celte Louis XIII, 6 octobre i63i.

mission et, croyant tpie Razilly avait des 11. V. infra, pp. 4o4 et 5oo, note 2. —

inslruclions pour saisir les navires anglais Sur ces deux caïds, V. supra, p. ig4,note5.

RELATIONS DE LA FRANCE ET DU MAROC DE 1 63 1 A 1 635 3g3

Pour éviter la fàclieuse avcnlnro de 162/1, Razillv pf Du Chalnrd avaient reçu Tordre de ne laisser personne descendre à terre, à l'exception de M. de Molères; les échancjes de signatures et autres formalités devaient se passera bord '. Néanmoins les autorités de Safi, voulant faire honneur à la mission, fucnt porter sur les vaisseaux français une magnifique mouna -.

M. de Molères se mil en route pour Merrakecli accompagné de David Pallaclie. Il fut reçu en audience le lendemain de son arrivée, il olTrit le présent, et le (Shérif lui fit remettre les captifs français au nombre de cent quatre-vingts. Les pourparlers en vue d'un traité ne furent pas longs, grâce à l'intervention de Moïse Pallaclie ; le 17 septembre i63r, Moulay el-Oualid signait à Merrakech im acte lini/n/éra/ renfermant « les articles de la paix accordés par ledit roy de Manocq à Sa Magestc-' ». Le 24 septembre, M. de Molères était de retour à Safi avec les esclaves; il ne rapportait pas l'original arabe du traité', que la liancellerie marocaine n'avait sans doute [)as eu le temps de mettre en forme, mais seulement une traduction française, que signèrent Razilly et Du Chalard. Le même jour, ai septembre ifiSi, pour plus de sûreté, ils rédigèrent de leur coté un acte unilnléral contenant « les articles accordés par le Roy au roy de Marrocq ' ».

Les vaisseaux français restèrent mouillés à Safi, attendant l'original arabe du traité et une lettre du (Shérif pour Louis XIII. Razilly dut même faire partir un marchand pour Merrakech afin d'en bâter l'envoi. Enfin ces pièces arrivèrent en octobre, apportées par le caïd Mohammed Saïd, qu'accompagnait Moïse Paliache. Elles fment portées à bord ". Razillv et Du Chalard apposèrent leurs signatures sur l'original arabe du traité, en les faisant précéder de la mention : « Et est escrit le présent traittc en arabique; sera nul s'il n'est conforme à celuy que nous avons signé en françois » ". Sur la traduction française précédenmient apportée par .M. de Molères et où une place avait été réservée pour le sceau du Chérif, Razillv et du Chalard exigèrent que Moïse Paliache signât à son tour pour attester la conformité des deux textes". Outre l'exemplaire du traité, la mission rapportait en France une lettre de Moulav el-Oualid, datée de Merrakech (') octobre i63i , dans la([uelle le Chérif annonçait l'arrivée au Maroc des envoyés français et de David Paliache, la mise en liberté des esclaves et la conclusion de la pai\ '. Cett(; dépèche cbérifienne, traduite par les soins de Moïse Paliache, fut probablement remises à David Paliache, qui en emportait une autre de son frère, datée de Sali \'i octobre idoi et adressée au cardinal de Richelieu'".

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