I. Cf. i" Série, Pays-Bas, t. II, pp
et 715 (textes arabes)'. Dans la traduction ''"'•'""''' imprécatoiro Ut ^\ <C^1. La ma-
(le ces deux lettres (pp. 708 et 718) le mot lédiction de Dieu sur lui 1
« dimmi» aétc rendu parcelui dc« Juif », ^. Cf. /''! .Série, Pays-Bas, t. I, PI. VIII,
lequel, ainsi qu'il est dit, est devenu abso- p. 577.
lumenl son équivalent. Non contents de '^. Oji lit dans le Dictionnaire de
celte épithète dont ils font précéder tout nom de Juif qu'ils sont obligés d'écrire, les musulmans le font suivre très souvent de la coioii, juif
1 I -f ,., I 11- ■ !>• • I Bfaussif.k au mot .^«5 . couard, lâche,
nom de Juif qu ils sont obliges a écrire, les iji„ ,
3r)fl INTRODUCTION CRITIQUE
informée de l'inlidélité de David Pallache ', elle dépêcha des instructions à son représentant dans les Pays-Bas, le secrétaire Brasset -, le chargeant d'obtenir des États-Généraux l'arrestation et l'extradition de ce Juif « plein d'artifices et de fourbe^ ». Les Etats-Généraux, avant pris connaissance du rapport de Brasset, se trouvèrent fort embarrassés. Arrêter David l'allache et le livrer au roi de France, c'était méconnaître l'inviolabilité d'un agent diplomatique, puisque c'était en cette qualité que ce Juif résidait en Hollande pour le roi du Maroc. Ils s'excusèrent donc auprès de Louis XllI '• et écrivirent au Cliérif pour lui demander ce ([u'il fallait faire de David Pallache '. Moulay el-Oualid leur répondit le i3 juillet iGS.j''. 11 chargea de sa lettre Du Chalard. qui avait été de nouveau envoyé au Maroc pour tirer au clair cette même alTaire. Le Chérif invitait les Etals à s'emparer de la personne du « juif maudit ». Le 2 janvier rfi36, Louis XllI faisait parvenir aux Etats la réponse de Moulav el-Oualid. Il espérait, leur écrivait il, (juils allaient sévir contre David Pallache '. Ceux-ci expédièrent en février dans les diverses provinces Tordre d arrêter ce dernier. Mais David Pallaches était prudemment retiré en /('lande, d'où il passa à Cologne ; il V attendit tpie les intrigues combinées de son père Joseph et son frère Moïse eussent dissipé l'orage et l'eussent fait rentrer en faveur auprès du Chérif.
Il en arriva ainsi. On doit d'ailleurs reconnaitre que la cour de France allait trop loin, en accusant David Pallache d'être un imposteur. Le seul reproche qu'elle était ftindée à lui adresser était d'avoir différé de remplir auprès de Moulay el-Oualid la mission dont il s'était chargé, ou plutôt qu'il avait accepté de remplir. Toujours est-il que le Chérif, revenant sur les termes de sa lettre du 1.3 juillet iG3.3, lit savoir aux États qu'il reconnaissait l'innocence de David faussement accusé par Du Chalard, et cju'il l'accréditait de nouveau comme agent du Maroc auprès des Provinces-Unies".
1. Cabiron rappporlait une lettre de 6. \ . /6i(/.. la lettre de Moulay cl-Oualict. Mùiilav cl-Oualid adressée à Lquis XIII et 7. V. Ibidem, la lettre de Louis XIII. datée du 3 Choual ioi3-r'' avril i63i. Cf. 8. ^. Ibidem, aux dates des 20 janvier, 1'' Série. .Angleterre, à la date itidiq\iée. 9 février, i3 février, 18 mars, 'jS mai, i4
2. Le secrétaire d'ambassade Brasset fut novembre i636. — Dans l'article Vn faux chargé des atîaires de France dans les Pro- f///)/omrt^'aHXvn^'sfèo/e, publié parM. Henr' vinces-Unies entre le départ de M. de Baugy Steis (Reoiie d'Histoire diplomatique, année et l'arrivée du baron de Charnacé. 1888, pp. 27-/10), celui-ci a pris trop catc-
3. Cf. /'■'■ Série. Dépôts Divers, Russie, goriquement parti contre David Pallache, Inslriirlions pour Brasset, 3o octobre l63i sans tenir compte de la duplicité très proet Pays-Bas, t. III, Rapport de Brasset aux b.iblc du Chérif. Il a on outre, ignorant la États, 12 novembre i034. lettre de Moulay el-Oualid du 6 octobre
L). V. 1''^ Série, Pays-Bas, à la date du i03i (V. supra, p. 3y3, note 9), pris la
g février i635. lettre de ce souverain, datée du 2 novembre
5. V. I" Série, Pays-Bas, Lettre des i63o (V. supra, pp. 33o-354), pour celle
États Généraux à Moulay el-Oualid, 24 cpii avait donné lieu à l'accusation d'impos-
février i035. turc, formulée contre David Pallache.
LETTRE DE DAVIII l'ALLACHE A RICHELIEU 897